De nos jours, la jeunesse travaille fort, mais vit dans une réalité économique cruelle.
C’est ce que raconte Drew Rose, une jeune femme de 23 ans devenue virale sur TikTok, après avoir partagé sa frustration d’essayer de joindre les deux bouts malgré un salaire enviable de 35 $ de l’heure — soit plus du double du salaire minimum dans plusieurs États américains. Son témoignage met en lumière une vérité brutale : même un bon emploi ne suffit plus à vivre convenablement.
Drew Rose explique qu’elle vient de terminer un quart de travail de huit heures. Comme bien des jeunes adultes, elle consulte son application bancaire en quittant le travail : il lui reste 50 $ pour la semaine. Rapidement, les dépenses essentielles s’accumulent : des vêtements à remplacer, un produit de beauté à racheter, un détour par Walmart… quatre articles banals qui totalisent 40 $.
@drew.rose6
« Je vis de barres granola et il me reste 10 $ », résume-t-elle avec une ironie amère.
Cette jeune travailleuse habite avec quatre colocataires et paie 850 $ par mois, tout inclus. Ce montant, qui semblait autrefois raisonnable, correspond aujourd’hui à une part énorme du revenu d’un jeune travailleur, surtout quand il faut aussi payer l’essence, l’assurance et les réparations d’une voiture vieillissante.
Son véhicule, essentiel pour aller travailler, cale et “misfire” sans cesse, mais elle n’a pas les moyens de le faire réparer. Alors elle redémarre sans arrêt, priant pour pouvoir rentrer chez elle sans panne. Ce stress mécanique illustre le climat économique global : on fait tout pour que ça tienne, même si tout est sur le point de briser.
« Souvenez-vous, dans le bon vieux temps, un homme pouvait nourrir une famille entière avec le salaire minimum », dit-elle, avant d’ajouter : « Et certains avaient même une deuxième famille ! »
@drew.rose6
Cette phrase, mi‑sarcastique, mi‑désespérée, résonne fort. Les jeunes adultes perçoivent l’écart gigantesque entre la prospérité passée et leur propre incapacité à survivre malgré des salaires bien plus élevés sur le papier. Le coût de la vie explose, tandis que les salaires stagnent face à l’inflation cumulée des vingt dernières années.
Le coup de gueule de Drew Rose n’est pas qu’un simple témoignage : c’est le reflet d’un malaise collectif. Derrière son humour et sa colère se cache une génération qui travaille, paie ses impôts, évite les dettes — et qui ne parvient pourtant pas à vivre décemment.
« Vous avez eu la belle vie, et vous avez tout détruit derrière vous », conclut-elle. Une phrase dure, mais terriblement lucide, qui traduit la frustration d’une génération à bout de souffle, coincée entre la précarité et le rêve impossible d’une vraie stabilité financière.
“It feels like the system isn’t broken — it’s working AGAINST us.”
A young American with $10 left shares a home with 4 roommates, lives off granola bars, drives a car she can’t afford to fix, and watches rent, bills, and basic necessities wipe out every paycheck. pic.twitter.com/2CLWv0r3PZ
— MatrixMysteries (@MatrixMysteries) December 17, 2025
