Hier soir, Rauzalli vivait ce que des milliers de Québécois considèrent comme le summum du fun estival : le Festival Western de Saint-Tite.
Sauf que cette année, quelque chose cloche. Dans un vidéo TikTok devenu viral en moins de 24 heures, elle raconte avoir quitté les lieux à 21 h, épuisée par la foule compacte et, surtout, terrifiée par l’absence totale de sécurité visible. (via PetitPetitGamin)
@rauzalli
« Pendant trois heures, j’ai pas vu un seul agent de sécurité. Pas un », lance-t-elle, visiblement secouée. Son message résonne : plus de 700 commentaires s’accumulent, certains partageant leur propre malaise, d’autres défendant bec et ongles l’événement.
Rauzalli décrit un site ouvert sur la ville, sans barrage, sans fouille de sacs, sans contrôle d’accès. « Il y a des petites clôtures, ce qui fait que n’importe qui peut rentrer sur le site, que ce soit à pied, en vélo, en motoneige, en char, en quatre roues, en avion, comme tout le monde peut rentrer là comme qu’il veut », énumère-t-elle, presque incrédule. Elle insiste : ce n’est pas une critique envers les policiers, qui « font avec les ordres qui viennent d’en haut », mais bel et bien envers les organisateurs, qui savaient pertinemment que des incidents similaires s’étaient produits l’année précédente.
Rauzalli ne mâche pas ses mots : « Honnêtement, tu verras rien venir une petite piqueuse dans la fesse. » Elle compare Saint-Tite à d’autres événements beaucoup plus stricts — la Glissade d’eau, où on lui confisque sa bouteille si elle n’est pas en plastique, ou le Centre Aga, où les sacs transparents sont obligatoires — pour mieux souligner le contraste : « D’un côté, tu te fais fouiller. De l’autre : mets ce que tu veux dans ton sac, il n’y a pas de problème. On ferme les yeux, puis on se crisse la tête dans le sable. » Son message est clair : ce n’est pas parce qu’un festival est gratuit qu’il doit être un free-for-all.
Elle conclut sur une note à la fois ferme et nuancée : « Oui, c’est 100% leur responsabilité, ceux qui font ces actes-là. » Mais, ajoute-t-elle, « une présence policière, une présence de sécurité, pourrait désencourager les gens de faire ce type de comportement-là. »
@rauzalli
Le débat divise. Certains estiment qu’on exagère : « C’est pas l’événement le problème, c’est le monde », écrit une utilisatrice. D’autres, comme Rauzalli, refusent de normaliser la peur. « On est rendu à devoir regarder autour de nous par peur qu’on se fasse piquer », déplore une autre. L’organisation du festival, elle, assure que tout est « bien organisé » et invite les festivaliers à se rendre au centre opérationnel en cas de malaise. Mais pour plusieurs, la confiance est ébranlée. Comme le résume une commentatrice : « Un événement qui devrait être le fun et sécuritaire n’est pas du tout cela. »
Son cri du cœur reste le même : « Pourquoi vous faites ça, de toute façon ? ».
@rauzalli On dira ce qu'on voudra, mais l'aspect sécurité de ce festival est à revoir. C'est pas normal ce qui se passe et oui, ça peut être prévenu. Un festival est pour avoir du plaisir, la plupart en auront plus avec tous les derniers événements. #sttite ♬ son original – Rauzalli
