Math6TVClips, streamer très connu au Québec, a récemment partagé une révélation qui a fait jaser : pour près de 5 millions de vues générées sur Facebook au cours des 28 derniers jours, il a empoché… 400 $.
La nouvelle a rapidement enflammé les commentaires sur TikTok, où ses abonnés se sont empressés de réagir. « C’est pas beaucoup », « C’est pas assez », « Son public est trop jeune, c’est pour ça que c’est pas payant » : les avis sont unanimes, mais personne n’est vraiment surpris.
@Math6TVClips
La réponse tient en un mot : le RPM, ou revenu par mille vues. Sur Facebook, ce taux varie énormément selon le type de contenu, la localisation du public et la catégorie de la page. Pour les créateurs de divertissement dont l’audience est majoritairement québécoise et jeune, le RPM moyen oscille entre 0,30 $ et 2 $ par 1 000 vues, bien loin des 8 $ à 20 $ que peuvent atteindre les pages financières ou technologiques ciblant un public américain.
Dans le cas de Math6TVClips, un RPM d’environ 0,08 $ par 1 000 vues (400 $ pour 5 millions de vues) correspond parfaitement à la réalité d’une page de divertissement avec un public jeune et local. Les annonceurs paient moins cher pour atteindre ce type d’audience, et Facebook ne reverse qu’environ 55% des revenus publicitaires aux créateurs.
Sur TikTok, les créateurs peuvent espérer entre 0,40 $ et 1 $ par 1 000 vues qualifiées grâce au programme Creator Rewards, tandis que YouTube offre des RPM beaucoup plus élevés, souvent entre 2 $ et 10 $ selon le niche. Instagram, quant à lui, se situe quelque part entre les deux, avec des revenus variables selon le format (Reels, Stories, publications commanditées).
Plusieurs commentateurs ont d’ailleurs souligné que les mêmes vidéos de Math6TVClips sont publiées sur Instagram et TikTok, ce qui fait de Facebook un simple « bonus » dans sa stratégie de monétisation globale. Pour un créateur établi, les vrais revenus proviennent souvent des commandites, des produits dérivés et des apparitions publiques, bien plus que des vues brutes sur les réseaux.
Math6TVClips
Le cas de Math6TVClips illustre une réalité que tous les créateurs de contenu au Québec connaissent bien : les vues ne signifient pas automatiquement des revenus. Pour maximiser leurs gains, ils doivent diversifier leurs plateformes, cibler des publics à plus fort pouvoir d’achat et surtout, développer des sources de revenus en dehors des programmes de monétisation des réseaux sociaux.
Comme l’a résumé un internaute : « C’est pas assez, mais c’est jamais assez. Il y en a toujours pas assez. » Dans l’économie de l’attention, chaque vue compte, mais chaque dollar aussi.
@math6tvclips Pour 5 millions de vues 🥀#math6tv #fyp #tiktokquebecois #mtl #qc ♬ where you at lullaby – ٴ
