Isabelle Huot n’en revient toujours pas. La docteure en nutrition, habituée aux conseils judicieux sur les ondes, se retrouve au cœur d’une tempête médiatique sans précédent au Québec.
Tout a commencé par une simple discussion sur les bananes lors d’une chronique radio avec Marie-Ève Janvier et Maripier Morin. Quand l’animatrice a révélé manger trois bananes par jour, la réaction d’Isabelle — suggérer une demi-banane maximum — a déclenché l’impensable : un raz-de-marée de critiques sur les réseaux sociaux.
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«Je ne m’attendais pas à ce que ça vire comme ça», confesse-t-elle, visiblement ébranlée par l’ampleur de la controverse surnommée «Bananagate». La nutritionniste explique que le contexte a été complètement perdu dans l’extrait viral de trois minutes. Elle discutait des ballonnements de Marie-Ève, explorait les causes possibles — lactose, fructanes, sensibilité au gluten — et tentait de décortiquer le tout avec son expertise.
Ce qu’Isabelle voulait vraiment dire ? La diversité alimentaire. «Au lieu de manger trois bananes, peut-être qu’on peut mettre d’autres fruits dans la journée, puis rééquilibrer les choses», précise-t-elle. Son conseil : varier les trois fruits quotidiens recommandés, et surtout, ne pas oublier les légumes, dont la consommation reste tristement faible chez les Québécois.
«Je ne suis pas là à dire à Marie-Ève : ne mange pas de banane. C’est peut-être : au lieu de manger trois bananes, peut-être qu’on peut mettre d’autres fruits dans la journée.»
La comparaison avec «quatre carrés de sucre» ? Isabelle reconnaît que c’était mal contextualisé. Cette mesure s’applique aux personnes diabétiques ou prédiabétiques pour calculer les glucides, pas au grand public. «J’aime bien mieux le sucre d’une banane que le sucre d’un gâteau», nuance-t-elle, rappelant que la banane reste un fruit économique, accessible, riche en vitamine B6 et en potassium.
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La controverse révèle quelque chose de plus profond : notre rapport à l’alimentation est devenu un champ de mines. «On ne sait plus quoi dire», admet Isabelle. Chaque conseil, chaque opinion peut être déformé, sorti de son contexte, et transformé en attaque personnelle. Les adolescents vulnérables aux troubles alimentaires, les mamans qui cherchent des réponses, les ex-collègues nutritionnistes qui profitent de l’occasion pour la «descendre» — tout le monde y trouve un angle.
«C’est vraiment une grosse campagne de salissage. Les gens ont dit : allez vous désabonner des pages d’Isabelle Huot. J’ai perdu 500 abonnés.»
Josée Lavigueur et Maïka Desnoyers ont pris sa défense, rappelant qu’il y a un être humain derrière les extraits viraux. Loounie, elle, a dénoncé la culture des diètes tout en appelant à la responsabilisation. Le nutritionniste Bernard Lavallée a souligné l’ironie : les Québécois ne mangent pas assez de fruits et légumes, et voilà qu’on diabolise la banane.
@qub_radio Isabelle Hot revient sur le « banane gate » 🙄🍌 #banane #alimentation #nutrition #fruit #controverse #scandale #médias #débat #diète #culture #pourtoi #tiktokquebec #qc #tiktokqc @isabelle_huot ♬ son original – qub_radio
