Jean Leloup fait sa toute première apparition publique après des années

Mercredi soir, à Trois-Rivières, Jean Leloup est sorti de l’ombre après près d’une décennie de discrétion. Sans annonce officielle, sans mise en scène. Juste lui, fidèle à lui-même, dans un moment que plusieurs attendaient sans vraiment y croire.

C’est à l’Amphithéâtre Cogeco que l’artiste de 65 ans a été aperçu, lors de la première de Paradis perdus, le spectacle du Cirque du Soleil inspiré de son univers. Rapidement, la nouvelle s’est propagée parmi les spectateurs et les médias présents.

@rythme1029

La station Rythme 102.9, sur place, a partagé des images captées sur le vif, déclenchant une vague d’enthousiasme. Il faut dire que Leloup n’avait pratiquement plus été vu en public depuis ses spectacles de 2015 et 2016.

La veille, pourtant, il laissait planer le doute. En entrevue, il confiait que ce type d’événement pouvait être lourd pour lui. Et malgré tout, il s’est présenté.

Une vie loin des projecteurs, mais riche en création

Dans cette rare prise de parole, l’auteur-compositeur a levé le voile sur un quotidien à mille lieues du vedettariat. Depuis plus de quinze ans, il mène une vie calme, rythmée par la musique et la présence auprès de sa mère.

Il compose, joue de la guitare, explore de nouveaux instruments comme la contrebasse, et écrit même des contes illustrés. Des projets accumulés en silence, loin du regard du public.

« Mon bonheur, c’est de jouer tranquille, sur un balcon ou dans le bois », a-t-il confié, résumant parfaitement son état d’esprit actuel.

Il a aussi évoqué un problème d’acouphène qui a affecté sa voix pendant un certain temps, freinant ses envies de scène. Bien que sa condition se soit améliorée, le désir de revenir sous les projecteurs ne s’est pas encore imposé.

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Le spectacle présenté à Trois-Rivières occupe une place particulière pour Leloup. Curieux, mais nerveux, il a suivi le projet avec une certaine distance, laissant une liberté totale à l’équipe créative.

Un seul souhait a été formulé : la présence d’un corbeau, clin d’œil à un souvenir d’enfance marquant.

Lors d’une entrevue, il racontait avec émotion sa première rencontre avec le cirque : « J’ai trouvé que c’était la job la plus extraordinaire au monde. C’est resté dans mon cœur ».

Ce lien intime avec cet univers donne une dimension encore plus personnelle au spectacle.

En apparaissant à cette première, Leloup n’a pas seulement surpris. Il a rappelé, sans un mot de trop, qu’il reste profondément attaché à son œuvre et à ceux qui la font vivre. Une présence rare, mais lourde de sens.

Mis à jour le 16 juillet 2026 3:31 am