Un proprio au Québec explique pourquoi ce sont les locataires qui doivent payer pour l’extermination d’insectes

Un locataire découvre des insectes dans son logement. Panique, dégoût… et une question qui revient sans cesse: qui doit payer?

Sur TikTok, un investisseur immobilier québécois relance le débat avec une réponse qui divise. Selon lui, tout dépend d’un détail crucial au moment de l’entrée dans le logement. Derrière cette prise de position, il y a une logique que plusieurs ignorent — et qui peut coûter cher.

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Pour comprendre, il faut revenir au moment où le locataire reçoit les clés. Si aucun signe d’infestation n’est présent — pas de mouches, pas de punaises, pas de perce-oreilles — le logement est considéré comme sain. C’est précisément là que se joue la responsabilité.

« Ils vont te demander: quand t’es entré, y en avait-tu des insectes? Non? Donc c’est à toi de payer », explique l’investisseur dans sa vidéo. L’idée est simple: si le problème apparaît après l’installation, il pourrait être lié à l’usage du locataire.

Cette logique repose sur une notion implicite: maintenir le logement dans le même état qu’à l’arrivée. Les infestations ne surgissent pas toujours par hasard. Nourriture laissée à l’air libre, déchets mal gérés, humidité excessive — plusieurs facteurs peuvent attirer les insectes.

Dans ce contexte, certains propriétaires estiment que les coûts d’extermination doivent être assumés par le locataire.

Un gestionnaire immobilier montréalais résume bien la situation:
« Si le problème découle clairement de l’occupation des lieux, la responsabilité peut basculer vers le locataire ».

Cela dit, tout n’est pas noir ou blanc. Une infestation peut aussi provenir d’un voisin, d’un problème structurel ou d’un immeuble mal entretenu.

Au Québec, le Tribunal administratif du logement insiste sur une obligation de base: le propriétaire doit fournir un logement propre et habitable. Mais cette obligation a des limites.

Si un locataire est responsable de la détérioration ou d’un problème, il peut devoir en assumer les conséquences financières. La difficulté, c’est la preuve. Qui est à l’origine de l’infestation?

Sans inspection initiale claire ou photos à l’appui, les conflits deviennent fréquents.

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Documenter l’état du logement dès le jour 1 reste la meilleure protection. Photos, vidéos, inspection écrite: tout compte.

De plus, signaler rapidement un problème évite qu’il s’aggrave — et réduit les risques d’être tenu responsable.

En cas de doute, une entente écrite avec le propriétaire peut aussi clarifier les choses avant qu’un exterminateur entre en jeu.

Un débat qui ne fait que commencer

La question de l’extermination touche à la fois l’hygiène, la responsabilité et l’argent. Et elle révèle un enjeu plus large: la communication entre locataire et propriétaire.

Dans un marché locatif tendu, mieux vaut prévenir que payer.

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Mis à jour le 13 juillet 2026 5:35 pm