L’idée semble évidente. Pourtant, elle ne tient pas toujours la route. Dans une discussion franche sur les relations, Marc Boilard bouscule un des dictons les plus répétés.
Selon lui, croire qu’il vaut toujours mieux être seul que mal accompagné, c’est ignorer une réalité humaine plus complexe, souvent guidée par la peur, l’attachement et des besoins profonds qu’on sous-estime.
Pour Boilard, tout part d’un mécanisme bien connu mais rarement assumé: la dépendance affective. Certaines personnes restent dans des relations toxiques non pas par choix rationnel, mais parce que l’idée d’être seules leur semble pire que tout.
« Si tu acceptes de le subir, c’est qu’il y a un bout où tu te dis: tout sauf me ramasser seul », affirme-t-il.
Ce phénomène dépasse le couple amoureux. Il touche aussi les amitiés et même certaines relations professionnelles. Le malaise devient tolérable simplement parce qu’il évite un vide perçu comme insupportable. Résultat: des liens qui perdurent, même lorsqu’ils nuisent clairement au bien-être.
Pourquoi tant de gens restent malgré tout
Boilard remet en question une croyance populaire en s’appuyant sur un constat concret: si être seul était réellement préférable pour la majorité, beaucoup plus de gens quitteraient leurs relations insatisfaisantes.
Il souligne que plusieurs facteurs entrent en jeu:
L’habitude, qui crée un faux sentiment de sécurité
Le stress financier, souvent sous-estimé
La peur du jugement social
Et surtout, l’inconnu que représente la solitude
Dans ce contexte, dire qu’il vaut mieux être seul devient une simplification excessive. Pour plusieurs, rester est perçu comme une stratégie de survie émotionnelle.
Quand l’insécurité prend le dessus
La discussion aborde aussi un autre symptôme de cette dépendance: le besoin de contrôle. Géolocalisation, vérifications constantes, doutes… ces comportements ne naissent pas par hasard.
« Dépendance affective qui crée l’insécurité, qui crée le manque de confiance », explique Boilard.
Selon lui, ces dynamiques reposent souvent sur des peurs profondes, parfois même projetées. Une personne méfiante peut attribuer à l’autre ses propres comportements ou craintes. Cela alimente un cercle vicieux où la relation devient de plus en plus étouffante.
Au final, Boilard ne dit pas que toutes les relations doivent être sauvées. Il met plutôt en lumière une contradiction humaine: on sait qu’une relation nous fait du tort, mais on y reste quand même. Non pas par logique, mais par besoin.
Ce qu’il remet en question, c’est l’absolu du dicton. La réalité est nuancée. Entre solitude et relation difficile, plusieurs choisissent ce qui leur semble le moindre mal — même si ce choix n’est pas idéal.
Reconnaître cette vérité, c’est déjà un premier pas vers des relations plus conscientes.
@qub_radio Géolocaliser son partenaire, ou ne pas le géolocaliser? 🤔 @marcboilard#couple #amour #relation #contrôle #localisation #géolocalisation #partenaire #débat #controverse #seul #tiktokquebec #tiktokqc #pourtoi ♬ son original – qub_radio
