PC Jolicoeur met cartes sur table et répond à une question que plusieurs évitent : êtes-vous trop serré financièrement pour avancer? Ses chiffres, très concrets, permettent de se comparer… et parfois de se réveiller.
PC Jolicoeur commence par décortiquer sa propriété. Hypothèque d’environ 6 500 $ mensuels, taxes de 700 $, chauffage estimé à 500 $. Total : près de 8 000 $ par mois uniquement pour se loger.
« L’objectif, c’est de savoir si vous êtes égorgé ou s’il vous reste du lousse. »
Ce montant n’est pas une exception dans certains marchés du Québec en 2026, où les propriétés haut de gamme et les taux encore élevés gonflent rapidement les paiements mensuels. Mais ce qui surprend, c’est que ce n’est qu’une partie de l’équation.
Là où la situation devient révélatrice, c’est dans les dettes annexes. PC admet payer environ 4 000 $ par mois pour ses véhicules. À cela s’ajoutent les obligations calculées par les institutions : 5% des soldes de cartes de crédit et 3% des marges.
Dans son cas :
Carte de crédit : 2 000 $ → 100 $/mois
Marge de crédit : 2 000 $ → 60 $/mois
Résultat : 12 160 $ d’obligations mensuelles totales, soit environ 146 000 $ par année.
« C’est souvent dans les dettes que les gens se font saigner sans s’en rendre compte. »
Ce constat rejoint une tendance observée récemment : plusieurs ménages québécois sous-estiment l’impact des paiements mensuels non hypothécaires sur leur capacité réelle d’emprunt.
PC propose une méthode directe pour se situer. Prenez vos obligations annuelles et divisez-les par 144. Vous obtenez le revenu nécessaire pour rester dans une zone confortable.
Dans son cas :
146 000 ÷ 44% ≈ 332 000 $ de revenus requis.
Ensuite, calculez votre ratio réel : obligations ÷ revenus.
30% ou moins : situation solide, marge de manœuvre
30 à 37% : possible, mais serré
38 à 44% : zone critique
« Si tu es déjà dans le haut des ratios, tu es déjà serré avant même ton prochain achat. »
Ce calcul simple permet de prendre une décision éclairée avant de penser à acheter un plex ou refinancer.
Un message qui dérange, mais utile
Ce qui rend cette sortie percutante, c’est la transparence. Même avec des revenus élevés, la pression financière reste réelle si les engagements s’accumulent.
Le message est clair : avant de viser plus grand, il faut comprendre sa structure actuelle. Sinon, chaque nouveau projet devient un risque déguisé.
Au final, ce n’est pas une question de revenu seulement. C’est une question d’équilibre.
@pc.jolicoeur Ce n’est pas toujours facile de savoir si on est étouffé par nos paiements. J’ai donc décidé de vous faire un exemple avec ma propre situation financière!
