Une actrice connue au Québec lance un cri de coeur car son salaire annuel a chuté de 125000$

Marie-Ève Beaulieu a mis des mots sur une réalité que plusieurs préfèrent cacher: dans le métier de comédien, la visibilité ne protège pas de la précarité.

Son récit rappelle qu’entre une année à 130 000 $ et une autre à 5 000 $, il peut n’y avoir qu’un pas, surtout quand les contrats se font rares.

En entrevue à QUB Radio, la comédienne a expliqué qu’elle ne parle pas comme une spécialiste du système, mais comme quelqu’un qui le vit depuis 22 ans. Elle dit avoir connu des périodes où elle tournait à peine 16 jours dans l’année, malgré des rôles marquants à la télé et au théâtre.

Ce contraste frappe d’autant plus que Marie-Ève Beaulieu a longtemps donné l’impression d’être partout. Après ses débuts au Conservatoire en 2004, elle a joué dans des productions connues comme Virginie, Minuit le soir, C.A. et Les hauts et les bas de Sophie Paquin. Mais dans ce milieu, une présence à l’écran ne veut pas dire stabilité financière.

L’actrice raconte avoir frappé à la porte de l’aide sociale durant une passe difficile. Elle n’y a finalement pas eu droit, parce qu’elle était en couple et que son conjoint devait répondre à ses besoins, ce qu’elle a trouvé choquant.
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Son témoignage met en lumière une réalité souvent invisible: l’image publique d’un artiste ne reflète pas forcément ses revenus réels. Même l’entourage peut se tromper, au point de croire qu’elle est trop occupée pour accepter des contrats, alors qu’elle attendait justement qu’on l’appelle. Cette méprise peut coûter cher, car chaque offre manquée ralentit encore plus le retour à la stabilité.

Marie-Ève Beaulieu dit garder espoir malgré tout. Elle continue de travailler, de soutenir ses proches et de prendre la parole parce qu’elle juge important de montrer l’envers du décor, surtout pour les jeunes qui envisagent cette carrière.

Le contraste entre les apparences et la réalité est renforcé par un autre chiffre qu’elle évoque: le revenu moyen des membres de l’UDA tourne autour de 20 000 $ par année. Pour bien des artistes, cela veut dire cumuler les projets, compter sur des proches et accepter que les bons moments ne durent jamais longtemps.

Ce cri de cœur n’est pas seulement personnel. Il rappelle que derrière la culture qu’on aime, il y a des travailleurs qui avancent sans filet. Et parfois, leur plus grand courage, c’est simplement de le dire tout haut.

Mis à jour le 26 juin 2026 12:32 pm