Un propriétaire de logements répond aux locataires qui disent qu’on peut refuser une augmentation de loyer

Au Québec, la hausse de loyer reste un sujet explosif, surtout à l’approche du 1er juillet. Entre locataires qui contestent et propriétaires qui défendent leurs droits, la tension monte vite.

Sur TikTok, un propriétaire de logements a récemment remis les pendules à l’heure, en expliquant clairement ce que la loi permet… et ce qu’elle ne permet pas. Son message, direct et sans détour, fait réagir.

@noahlinvestisseur1

Selon lui, tout commence avec une règle simple, mais souvent ignorée. Pour un bail se terminant le 30 juin, le propriétaire doit envoyer son avis d’augmentation entre le 1er janvier et le 31 mars. Ce détail change tout.

Même si la lettre est envoyée à la dernière minute, c’est la date de réception qui déclenche le délai de réponse. Le locataire dispose alors de 30 jours pour accepter ou refuser les modifications proposées. Passé ce délai, le silence peut être interprété comme une acceptation.

« Tu as 30 jours dès la réception de la lettre pour dire si tu acceptes ou si tu refuses », insiste-t-il, rappelant que ce n’est pas un processus ouvert indéfiniment.

Contrairement à une croyance répandue, refuser une augmentation n’annule pas la situation. Cela enclenche plutôt un processus formel. Le dossier peut être transféré au Tribunal administratif du logement, qui tranchera.

L’investisseur souligne aussi un point critique : payer partiellement le loyer, en retirant le montant de l’augmentation refusée, peut se retourner contre le locataire.

« Un loyer partiel est un loyer en retard », affirme-t-il, ajoutant que cela peut mener rapidement à une ouverture de dossier officielle.

En d’autres mots, refuser sans suivre les démarches appropriées peut fragiliser la position du locataire.

@noahlinvestisseur1

Le discours devient plus tranchant lorsqu’il aborde la liberté du propriétaire. Selon lui, rien n’oblige à appliquer les mêmes hausses à tous les locataires.

Il explique avoir volontairement ajusté ses augmentations selon les situations : plus élevées pour les loyers sous le marché, plus modestes pour ceux déjà élevés.

« J’ai le droit de faire ce que je veux avec mes augmentations », affirme-t-il, évoquant une gestion au cas par cas.

Ce point soulève un débat important. En pratique, même si certaines balises existent, plusieurs facteurs entrent en jeu : état du logement, comparables du secteur, coûts d’entretien. Cela laisse une marge de manœuvre réelle, mais encadrée.

Ce qu’il faut retenir avant le 1er juillet

À travers ce témoignage, une chose ressort : l’inaction peut coûter cher. Ignorer un avis ou mal comprendre ses droits peut mener à des complications évitables.

Avant de refuser une augmentation, mieux vaut vérifier les délais, comprendre les recours disponibles et agir rapidement. Dans un contexte où chaque décision peut avoir des impacts légaux, être informé n’est plus une option, c’est une nécessité.

@noahlinvestisseur1 Réponse à @starnator88 #investisseurimmobilier #2026 #tiktok #entrepreneur ♬ son original – noahlinvestisseur

Mis à jour le 5 juin 2026 1:37 pm