Maïka Desnoyers vient de partager une annonce qui a bouleversé sa communauté. Derrière une entreprise bâtie avec passion se cache aujourd’hui une réalité plus lourde : celle de l’épuisement.
Après plus de trois ans à faire grandir Fauve Collection, l’entrepreneure québécoise admet ne plus avoir l’énergie nécessaire pour continuer. Une décision difficile, mais profondément humaine, qui soulève une question délicate : jusqu’où peut-on aller avant de devoir s’arrêter ?
Dans un message empreint d’émotion, Maïka explique devoir se choisir. Elle évoque sans détour la fatigue accumulée et des enjeux de santé qui l’obligent à ralentir. Continuer n’est plus viable, malgré tout l’amour qu’elle porte à son entreprise.
« Je n’ai plus l’énergie ni la santé nécessaire pour porter seule le poids de l’entrepreneuriat », confie-t-elle avec franchise.
Ce témoignage résonne particulièrement dans un contexte où plusieurs entrepreneurs vivent une pression constante. Gérer seule une marque, prendre toutes les décisions et maintenir le rythme finit par laisser des traces. Dans son cas, même l’idée de déléguer n’a pas suffi à alléger le fardeau.
Fauve Collection n’était pas qu’un commerce. C’était un projet identitaire, pensé pour les femmes d’ici, mettant de l’avant des produits québécois et une vision forte de la féminité : à la fois douce et puissante.
Les premières années ont été marquées par un succès encourageant. Une clientèle fidèle s’est rapidement développée, attirée par l’authenticité de la marque. Mais derrière cette croissance se cachait une charge de travail immense.
« Ce projet, je l’aime profondément et j’en suis immensément fière », rappelle Maïka.
Ce contraste entre la réussite visible et la réalité intérieure illustre bien le défi que vivent plusieurs créateurs d’entreprise : maintenir l’équilibre entre ambition et bien-être.
@maikadesnoyers
Aujourd’hui, deux options sont sur la table. La première est concrète et imminente : une vente de liquidation les 6 et 7 juin à Marieville, avec tous les articles à 50 %. Une étape qui pourrait marquer la fin officielle de Fauve Collection.
Mais Maïka n’abandonne pas complètement. Elle lance un appel à quiconque verrait encore le potentiel de la marque. Repreneurs, investisseurs ou entrepreneurs : elle se dit prête à accompagner la transition, partager ses contacts et même céder de l’inventaire pour donner une seconde vie au projet.
Ce geste en dit long sur ses intentions. Plus qu’un gain financier, c’est la continuité de Fauve Collection qui lui tient à cœur.
Dans tout ça, un espoir demeure. Si les conditions changent, si la santé revient, rien n’exclut un retour éventuel. Mais pour l’instant, l’heure est au repos, à la famille et à un choix courageux : celui de se prioriser.
