Kevin, un camionneur de Joliette, a touché des milliers de Québécois en s’effondrant en larmes lors d’un appel émouvant à QUB Radio.
Père de quatre enfants, il travaille jusqu’à 14 heures par jour, soit plus de 80 heures par semaine, pour un salaire horaire autour de 27 $, typique pour sa profession au Québec. Malgré ces efforts herculéens, ses dépenses mensuelles explosent, le laissant au bord du gouffre financier.
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Son loyer a doublé en quelques années, passant de 1 000 $ à 2 000 $ par mois, un bond reflétant les hausses de 5,9% autorisées par le Tribunal administratif du logement en 2025, particulièrement ressenties dans les régions comme Lanaudière où Joliette voit des loyers moyens autour de 1 500 $ pour des familles. « Mon loyer me coûte 2 000, la bouffe me coûte 2 000 par mois. Je n’ai même pas le temps de respirer, ça me coûte déjà 4 000 par mois », a-t-il lancé, la voix chevrotante. L’épicerie pour six personnes avale un budget colossal, avec le lait à 12 $ le sac et des paniers familiaux estimés à 1 200-1 500 $ mensuels, gonflés par une inflation alimentaire persistante malgré une stabilisation globale à 2-3% en 2026.
Obligé de posséder deux véhicules pour sa famille dispersée et son emploi, Kevin regrette des achats faits à des taux d’intérêt bas, mais devenus insoutenables avec la crise. « J’ai fait des mauvais choix dans ma vie. J’ai deux véhicules… Je n’ai pas d’argent pour faire ce petit char », confie-t-il, illustrant le poids du transport en région où l’auto reste essentielle. Il saute des repas, ne mangeant qu’une fois par jour pour prioriser ses enfants, et accumule la fatigue : « Je mange une fois par jour parce que j’en laisse ceux-là ».
Ce témoignage brut révèle une réalité cruelle pour la classe moyenne québécoise. Même en gagnant plus qu’avant – un salaire moyen de camionneur autour de 85 000 $ brut annuellement –, le pouvoir d’achat s’effrite face à l’inflation du logement et de l’alimentation, qui pèsent jusqu’à 70% des budgets familiaux. À Montréal, une famille de quatre a besoin de 88 800 $ annuels pour vivre décemment, un seuil encore plus élevé en régions isolées comme Joliette. « Je n’ai jamais fait autant d’argent, mais je n’ai jamais été aussi pauvre », résume Kevin, un cri du cœur qui résonne chez bien des parents.
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Son désespoir culmine quand il évoque les aides étrangères : « On vient d’envoyer 270 millions à l’Ukraine encore pendant que c’est une telle de… », frustré par des priorités perçues comme déconnectées. Ce moment radio, partagé massivement sur les réseaux, alerte sur une précarité grandissante : insécurité alimentaire chez les locataires moyens, endettement auto et épuisement parental. Kevin humanise les stats : l’inflation à 2,9% en mars 2026 masque des hausses ciblées dévastatrices. Combien de familles tiendront avant un vrai soutien? (452 mots)
@qub_radio «Je n'ai jamais fait autant d'argent, mais je n'ai jamais été aussi pauvre»: un camionneur éclate en larmes en direct 🚚 #inflation #argent #salaire #alimentation #épicerie #essence #camionneur #tiktokquebec #pourtoi #tiktokqc #témoignage #classemoyenne #finance ♬ son original – qub_radio
