Steve Bégin, ancien dur à cuire de la LNH, originaire de Trois-Rivières, s’est confié sans filtre au podcast On s’connait pas tant que ça avec Pézie et Sansdrick.
Repêché en 2e ronde par les Flames de Calgary en 1996, il a disputé plus de 500 matchs dans la grande ligue, notamment avec les Canadiens de Montréal où il a brillé par son intensité. Mais derrière les batailles sur la glace, c’est la transition brutale vers la retraite qui l’a le plus marqué, un choc qu’il décrit comme une «réalité qui frappe en pleine face».
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Pour un athlète professionnel, la retraite arrive souvent sans préavis, surtout à cause des blessures. Bégin raconte comment, du jour au lendemain, il se retrouve chez lui, sans horaire imposé. «Tu te rends compte que faut que tu fasses ta schedule, y’a pas personne d’autre qui va en faire pour toi», confie-t-il. Habitué à partir en road trip une semaine et revenir comme si de rien n’était, il tombe soudainement dans une routine 24h/24 avec sa femme et ses filles, aujourd’hui âgées de 21 et 19 ans. Père impliqué dès le départ – il changeait les couches le lendemain d’un match –, il double son présence familiale, mais l’absence de structure le désoriente profondément.
Sa première retraite, en 2014 à 35 ans, suite à une grave blessure à la hanche, l’a pris de court. «Tu penses tellement invincible qu’il va y avoir un lendemain, pis bam, la réalité te frappe». Rien de préparé, il se sent perdu. Puis, Bob Hartley, qu’il adore, l’appelle pour un retour improbable à Calgary en 2012-2013, après un lockout et un an et demi sans jouer. À 34 ans et demi, il patine régulièrement, impressionne au camp et fait l’équipe. Mais rebelote : nouvelle blessure à la hanche. Cette «deuxième chance» lui redonne confiance, prouvant qu’avec du travail acharné, on peut rebondir.
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Bégin, toujours proche de sa famille, trouve refuge auprès de ses belles grandes filles et de sa conjointe. Pourtant, les sportifs mariés ne sont pas prêts à cette cohabitation intense.
Il retourne au gym non-stop, même trois jours après l’opération à la hanche à Neville. Son mantra ? Marcher au défi, comme depuis l’enfance dans un milieu modeste où son père lui répétait : «Le secret de la réussite, c’est le travail!». Aujourd’hui conférencier, il inspire par sa résilience, montrant que la vraie vie exige de s’adapter sans filet.
