Imaginez la scène : au milieu des allées bondées d’un Costco à Québec, un couple se dispute âprement devant des barres de protéines.
La jeune femme, furieuse, lance à son partenaire : «Si tu les veux, c’est toi qui vas les payer séparés !». Cette anecdote, partagée par l’influenceuse TikTok farokhha, a rapidement fait le buzz, capturant un malaise palpable et une réalité quotidienne pour bien des couples québécois. Seule et indépendante, farokhha paie 100% de son épicerie sans complication, mais quand elle était en couple, c’était son partenaire qui assumait tout. «Oh my God, c’est tellement une casse-tête», confie-t-elle, perplexe face au système du 50/50 qui transforme les courses en champ de bataille.
@farokhha
Dans bien des couples québécois, le partage équitable des dépenses semble une solution juste. Selon une enquête récente, 36% des partenaires optent pour ce modèle, divisant loyer, factures et épicerie à parts égales, peu importe les écarts de salaire. Pourtant, quand l’un veut des barres protéinées et l’autre non, le casse-tête commence. Payer à 50/50 les items personnels ? Diviser les paniers en «commun» et «individuel» ? Farokhha décrit le gars humilié, rangeant finalement son achat sous les regards indiscrets : «Laisse, puis il l’a redéposé». «Si tu les veux vraiment, paye-les avec ton propre argent tout seul. Moi, je ne les paye pas à la moitié», aurait crié la compagne, illustrant les tensions explosives d’une équité mal gérée.
Ces scènes ne sont pas isolées au Québec. Les allées de Costco, Walmart ou IGA regorgent d’anecdotes similaires, amplifiées par les réseaux sociaux où des vidéos virales montrent des couples s’engueuler sur des achats impulsifs. La méthode 50/50, prisée pour sa simplicité, ignore souvent les disparités de revenus. Par exemple, si l’un gagne 70 000 $ et l’autre 40 000 $, chacun paie 25 000 $ pour 50 000 $ de dépenses communes, laissant le plus modeste avec peu pour épargner. Les femmes, en particulier, expriment du stress : 38% s’inquiètent de leur sécurité financière à long terme malgré un sentiment de contrôle. «Le partage de l’argent est un sujet qui peut être très inconfortable car cela va normalement à l’encontre du rapport amoureux», note une experte en finances.
@farokhha
Heureusement, d’autres approches apaisent les frictions. Le prorata des revenus – 60/40 si les salaires le dictent – préserve l’équité réelle : pour 5 000 $ d’épicerie, le plus payant verse 3 000 $, l’autre 2 000 $. Certains gardent un compte conjoint pour les essentiels (loyer, bouffe commune) et des comptes personnels pour les extras comme les protéines chéries. Au Québec, où 68% des femmes se sentent maîtres de leurs finances, communiquer ouvertement sur les priorités évite les malaises publics. Farokhha, témoin involontaire, questionne : «Comment ça fonctionne ? Vous divisez les affaires que vous mangez ensemble en 50/50, puis le reste séparées ?» Une réflexion qui résonne chez bien des célibataires québécois, préférant l’indépendance totale.
Cette histoire rappelle que l’argent, même en couple, demande clarté et compromis pour ne pas virer au vinaigre devant les témoins de Costco
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