Benoît Dutrizac, animateur vedette de QUB Radio, a créé une onde de choc dans le milieu médiatique québécois en s’en prenant violemment à Olivier Niquet, chroniqueur de Radio-Canada.
Lors d’une émission du 22 avril 2026, il l’avait qualifié de «prétentieux, imbécile, arrogant» et même d’«insignifiant», provoquant une controverse amplifiée sur les réseaux sociaux et YouTube. Cinq jours plus tard, le 27 avril, Dutrizac a surpris son public en présentant des excuses publiques lors de son passage à l’émission de Mario Dumont.
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La querelle a éclaté après une chronique d’Olivier Niquet moquant les publicités abondantes lors des matchs du Canadien à TVA Sports. Dutrizac et son complice Jean-Charles Lajoie ont riposté avec vigueur, défendant les médias privés asphyxiés par la concurrence et les coupes budgétaires. «C’est qui, Olivier Niquet ? Qu’est-ce qu’il a réalisé dans la vie ? À part d’être un petit baveux», avait lancé Dutrizac, furieux de ces attaques perçues comme gratuites. Niquet, fondateur du Sportnographe et animateur aguerri depuis 2009, incarne pour eux le confort du public subventionné.
Dans ses excuses, Dutrizac a admis avoir «allé trop loin», retirant le terme «insignifiant» mais maintenant ses critiques acerbes. Il dépeint Niquet comme un «paresseux, sociopathe sans empathie» qui ignore la réalité des médias privés. Depuis 2020, Bell a supprimé environ 7 800 postes, touchant des milliers de familles, tandis que Québécois a perdu plus de 2 000 emplois à travers ses filiales. À l’opposé, Radio-Canada n’a licencié que 141 employés permanents en date de juin 2024, au milieu de journaux régionaux et radios qui ferment.
Cette passe d’armes révèle les fractures profondes du paysage médiatique québécois. Les privés, «saignés à blanc depuis la pandémie», luttent pour survivre face à un diffuseur public stable, accusé d’hypocrisie sur les pubs nécessaires à leur viabilité. Dutrizac souligne que ces revenus publicitaires maintiennent des emplois réels, contrairement aux subventions de Radio-Canada.
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Ces excuses mitigées ne closent pas le débat : elles ravivent la guéguerre entre publics et privés, captivant un public friand de transparence. Alors que QUB Radio défend son modèle combatif, cette affaire interroge l’avenir des ondes québécoises, entre survie économique et liberté d’expression. (452 mots)
@qub_radio Dutrizac présente ses excuses officielles à Olivier Niquet ! 🎙️ #radiocanada #olivierniquet #controverse #scandale #TVAsports #LNH #séries #ch #montréal #emploi #crise #médias #coupure #tiktokquebec #pourtoi #radio #QUB ♬ son original – qub_radio
