Mohamed Bekkali exige 300000$ pour diffamation et atteinte à la réputation

Mohamed Bekkali, le jeune homme de 24 ans d’Anjou connu pour avoir violemment insulté une policière du SPVM dans une vidéo virale de l’été dernier, fait à nouveau les manchettes.

Au cœur d’une controverse amplifiée par les médias, il rejette les allégations de fraude et annonce une poursuite de 300 000 $ pour diffamation et atteinte à la réputation.

@fr4ppstar

Tout a commencé en juin 2025, lorsque Bekkali filme une interpellation sur l’autoroute Décarie. Les insultes crues proférées contre l’agente – qualifiée de tous les noms – choquent le Québec une fois la vidéo diffusée sur TikTok sous le pseudonyme @fr4ppstar. Bekkali, qui roule en voiture de luxe, se défend en invoquant un profilage racial et social, arguant que sa peau maghrébine et son style de vie attirent les soupçons policiers.

Bekkali n’en est pas à ses premières frasques : un mois plus tôt, il s’en prend verbalement à d’autres patrouilleurs au centre-ville. Sa vidéo cumule des millions de vues, générant indignation et débats sur l’impunité et le respect des forces de l’ordre.

C’est dans ce contexte que QUB Radio, avec Mario Dumont et son invité Félix, aborde le recours collectif historique contre la Ville de Montréal pour profilage racial au SPVM. Autorisé en 2024 par la Cour supérieure, ce jugement qualifie le phénomène de « systémique » et accorde 2 500 à 5 000 $ par victime d’interpellation injustifiée entre juillet 2018 et janvier 2019.

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« Il suffit de dire : Moi, j’ai été victime de profilage racial pour recevoir un montant d’une interpellation basée sur le profilage racial pour recevoir un montant allant de 2 500 à 5 000 dollars. Tout le monde va le dire. », ironise Félix à l’antenne, évoquant des inscriptions massives sans preuve d’achat, comme pour un grille-pain défectueux.

Dumont relance : Mohamed Bekkali, l’insulteur, pourrait-il empocher 5 000 $ ? Félix confirme : « En principe, si monsieur Bekkali s’inscrivait à ce recours-là… il pourra obtenir une indemnisation. Peut-être est-il déjà inscrit. » La Ville porte l’affaire en appel, arguant de la difficulté à évaluer les indemnisations.

Mais Bekkali balaie l’idée des 5 000 $. Dans une vidéo récente sur les réseaux, il déclare se moquer de cette somme modeste. Il cible plutôt La Presse, qui a révélé des enquêtes pour fraudes présumées impliquant des centaines de milliers de dollars – dont une condamnation antérieure pour faux documents en 2020.

« Quand tu es sous enquête, personne ne le sait. Personne ne le sait. Il n’y a aucun média qui ait déjà mis ce gars-là sous enquête. Il est soit accusé, soit condamné. », fulmine-t-il, accusant les médias de calomnie gratuite pour ruiner sa réputation.

@fr4ppstar Mes enfants❤️🤗 #LevingwayOrNoWayy🥶 #mtltiktok #fyp #media #spvm ♬ son original – KILMA FR4PSTAR🥶

Bekkali, qui nie vigoureusement les fraudes et voit en ces publications un sabotage d’enquêtes policières, promet une poursuite civile de 300 000 $ contre le journal. Cette affaire illustre les tensions autour du profilage, de la liberté d’expression et des recours judiciaires au Québec, où les victimes présumées deviennent parfois plaignants agressifs.

Mis à jour le 25 avril 2026 9:42 am