Isabelle Maréchal, animatrice franche et sans filtre à QUB Radio, n’y va pas par quatre chemins.
Lors d’une récente discussion animée avec son complice Mario, elle dénonce avec indignation la hausse fulgurante des prix à l’épicerie, qui rend le quotidien insoutenable pour les Québécois.
Depuis cinq ans, les prix des aliments au Québec ont grimpé de façon alarmante, avec une augmentation de 27,5% pour l’alimentation seule, selon les données récentes. Une famille moyenne de quatre personnes pourrait débourser près de 1000 $ de plus par an pour son épicerie en 2026, atteignant 17 572 $ annuellement, une hausse de 4 à 6% supérieure à la moyenne nationale.
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Cette inflation persistante touche particulièrement les produits de base, forçant les ménages à revoir leurs habitudes alimentaires.
Pire encore, la réduflation – ou «shrinkflation» – aggrave la situation. Près de 30% des produits alimentaires canadiens ont vu leur format rétréci entre 2021 et 2023, sans baisse de prix. Isabelle Maréchal donne un exemple concret avec son péché mignon : des noix de coco enrobées de chocolat au lait. Autrefois cinq par sac, puis quatre l’an dernier à Jean Coutu, il n’en reste que trois à 3,99 $ aujourd’hui – soit plus de 1,33 $ l’unité contre environ 1,20 $ avant. «Fait qu’à 3,99, divé par trois, tu es bon en économie, Mario. Ça fait une pièce et demi.», calcule-t-elle avec amertume. Des classiques comme le fromage P’tit Québec (460 g à 400 g), les biscuits Whippet ou les barres Chewy subissent le même sort, majoritairement chez les grandes marques (77,6% des cas).
À cela s’ajoute la «stretchflation», où les formats grossissent légèrement mais les prix bondissent encore plus, comme pour certains fromages Saputo chez Costco (+20% en poids, +25% en prix). La déqualification rôde aussi : ingrédients bas de gamme pour maintenir l’illusion, comme dans les tranches de fromage ou les soupes Habitant. Maréchal exprime la limite du tolérable : «Ça veut dire la dernière fois que j’en achète ? Il y a toujours bien des limites à accepter de se faire avoir.» Avec l’IPC alimentaire en hausse de 4,8% en janvier 2026, les Québécois comme elle se rebellent contre un système qui érode leur pouvoir d’achat.
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Face à cela, Maréchal plaisante sombrement : «Si ça continue, on va tout manger du pain blanc puis du baloney.» Elle n’est pas seule ; des audits comme celui de Sylvain Charlebois confirment l’ampleur du phénomène. Les consommateurs scrutent les étiquettes, optent pour les marques maison et consultent les circulaires. Pourtant, la grogne monte : comment faire quand trois items coûtent 60 $ ? Ce cri du cœur d’Isabelle Maréchal résonne chez tous ceux qui trinquent à ce coût de la vie exorbitant au Québec en 2026.
@qub_radio Réduflation… y'a toujours ben des limites à se faire f*urrer 😤🥦 #épicerie #inflation #réduflation #alimentation #prix #argent #tarifs #économie #pourtoi #tiktokquebec #tiktokqc ♬ son original – qub_radio
