Une controverse récente secoue le Québec : Caroline Senneville, présidente de la CSN, a publié une vidéo critiquant vertement les millionnaires et milliardaires qui osent commenter les négociations salariales.
Dans ce clip vite effacé, elle reproche à ces riches d’intervenir publiquement sans gêne, eux qui roulent en voitures de luxe, tout en suggérant qu’ils paient plus d’impôts pour réduire les inégalités. « Si vous avez tant d’argent que ça, payez donc votre juste part d’impôt, puis comme ça, la société va mieux aller », lance-t-elle, visant implicitement des figures comme François Lambert, Luc Poirier et Olivier Primeau.
François Lambert
Le retrait rapide de la publication n’a pas passé inaperçu. François Lambert, entrepreneur connu pour ses prises de position franches, y voit un aveu d’échec. Il dénonce un discours réducteur et divisif, d’une autre époque, qui rabaisse les entrepreneurs créateurs d’emplois et de richesse au Québec. « Un discours qui divise. Un discours qui entretient des préjugés envers ceux qui créent de l’emploi et de la richesse au Québec », écrit-il, soulignant que les équipes de relations publiques de la CSN, financées par les cotisations des travailleurs, ont dû intervenir en urgence.
Olivier Primeau, CEO de Prime Group, en rajoute une couche avec une riposte percutante sur les réseaux sociaux. Il met en lumière les 325 000 membres de la CSN et ses plus de 200 millions de dollars annuels en cotisations, gérés comme un OBNL non imposable. Senneville toucherait environ 130 000 $ plus avantages, sans risques financiers ni transparence totale sur l’usage des fonds. « Avant de donner des leçons à ceux qui bâtissent l’économie, peut-être regarder de son côté », assène-t-il, questionnant même la fermeture des commentaires sur Facebook et accusant la CSN de dictature envers ses membres.
@olivier_primeau
Cette passe d’armes révèle des tensions profondes entre syndicats et entrepreneurs en 2026. D’un côté, la CSN défend les travailleurs luttant pour l’épicerie et le loyer ; de l’autre, Lambert et Primeau rappellent que la richesse créée par les employeurs finance l’économie. Le silence de Luc Poirier pour l’instant n’apaise rien, mais l’affaire fait jaser : la vidéo supprimée parle d’elle-même, et les réponses cinglantes des deux hommes marquent un point solide contre les attaques populistes.
À l’heure où les négociations collectives s’intensifient, ce clash interroge le rôle des leaders syndicaux. Vont-ils opter pour le dialogue ou persister dans la stigmatisation ? Les Québécois, eux, jugent sur les faits : emplois créés versus promesses non tenues. Une leçon pour tous en pleine ère numérique, où rien ne s’efface vraiment.
Attaque frontale de Caroline Senneville, présidente de la CSN envers @frank_sbr, @lucpoirier_7 et @olivier_primeau. Être de droite, c’est grave, mais être de droite et riche mérite des attaques publiques gratuites. pic.twitter.com/6vX5A18JA8
— Jacinthe-Eve Arel 🇨🇦🇺🇸🇫🇷 (@JacintheEveArel) April 19, 2026
