Dans une entrevue percutante avec Sophie Durocher à l’émission Dans le blanc des yeux, diffusée récemment à LCN, Olivier Primeau exprime une profonde préoccupation pour la classe moyenne québécoise.
L’entrepreneur et animateur, connu pour son franc-parler, affirme qu’il aimerait tout faire pour aider ces gens ordinaires qui triment dur au quotidien. «La classe moyenne qui est en train de disparaître», lance-t-il avec émotion, illustrant un mal-être palpable dans la société québécoise.
Olivier Primeau
Primeau ne parle pas dans le vide : il puise dans sa propre réalité et celle de ses proches. Ses amis, issus de cette classe moyenne, renoncent désormais aux sorties familiales au Saint-Hubert, un symbole des plaisirs simples d’antan. «C’est rendu fou», déplore-t-il, pointant du doigt l’inflation galopante qui ronge le pouvoir d’achat. Au Québec, l’indice des prix à la consommation (IPC) a grimpé de 3,0% en janvier 2026 par rapport à l’année précédente, avec des hausses notables dans les aliments et l’habitation. Cette érosion touche particulièrement les familles qui travaillent dès 6 h du matin sans pouvoir se permettre deux pintes de lait.
L’exemple du prix du lait cristallise parfaitement cette crise. Primeau souligne qu’une pinte coûte désormais autour de 5 à 6 dollars, un bond qui rend les achats de base inabordables pour beaucoup. Selon les données officielles de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, le prix maximum au détail pour une pinte (1 litre) oscille entre 2,72 $ et 5,35 $ selon les formats et périodes, mais en magasin, les consommateurs paient souvent plus avec les promotions éphémères et l’inflation persistante.
Primeau, loin d’être déconnecté comme certains le prétendent, lit quotidiennement les commentaires de ses abonnés. «Il faut qu’il y ait quelqu’un qui parle pour nous autres», lui disent-ils, ces travailleurs épuisés qui peinent à joindre les deux bouts. Des études confirment cette tendance : au Canada, 31% des adultes se sentent accablés par leurs fardeaux financiers, un bond de 55% depuis la prépandémie, particulièrement chez la classe moyenne (revenus de 75 000 à 150 000 $). Au Québec, malgré une croissance du revenu disponible de 50% depuis 2000, plus de personnes par ménage doivent travailler pour maintenir le niveau de vie.
Olivier Primeau
Ce cri du cœur d’Olivier Primeau résonne comme un appel à l’action. Alors que l’inflation des aliments atteint 4,8% en janvier 2026 et que les coûts de l’habitation explosent, la classe moyenne québécoise risque bel et bien de s’effilocher. L’entrepreneur invite à une prise de conscience collective : il est temps de soutenir ceux qui font tourner l’économie réelle, avant qu’il ne soit trop tard.
@donaldparent145 «C’est rendu fou» : Olivier Primeau inquiet pour l'avenir de la classe moyenne #nouvelle #actualité ♬ son original – 🇨🇦Donald 🇨🇦
