Un propriétaire de logements au Québec explique pourquoi un logement c’est un privilège

Dans un contexte de crise du logement au Québec où les loyers grimpent et les unités abordables se font rares, un investisseur immobilier populaire sur TikTok, @noahlinvestisseur1, remet les pendules à l’heure.

Avec franchise, il affirme qu’un logement n’est pas un droit automatique, mais bel et bien un privilège accordé par le propriétaire. Cette vision, ancrée dans la réalité du marché locatif, interpelle locataires et propriétaires alors que le taux d’inoccupation frôle les 3% à Montréal en 2025, mais reste critique pour les logements à bas prix.

« Tu as bien beau de chercher n’importe quel logement, admettons, tu en veux un qui est à moi. Si je décide de ne pas te louer, je ne te louerai pas. » Telles sont les mots directs de Noah l’investisseur, qui soulignent l’autonomie totale du locateur au Québec. Contrairement à une idée répandue, la loi ne l’oblige pas à louer son bien ; il peut le laisser vacant ou privilégier un autre candidat. Le Tribunal administratif du logement (TAL) confirme que le propriétaire jouit d’une grande latitude pour sélectionner son locataire, tant que cela n’est pas discriminatoire sur des motifs comme la race ou la religion.

Cette liberté est cruciale en pleine pénurie : avec des hausses de loyer moyennes de 5,9% en 2025 et un marché tendu, les propriétaires priorisent la stabilité. À Montréal, où la demande explose, choisir un locataire fiable évite les litiges coûteux au TAL, qui gère des milliers de dossiers pour non-paiement.

« Si je décide de laisser mon logement vacant, je ne te louerai pas. […] il y a d’autres personnes qui le veulent, qui viennent le visiter après toi, je peux prendre quelqu’un d’autre et non toi. » Noah insiste sur la compétition acharnée : les visites s’enchaînent, et le propriétaire opte pour le meilleur profil. Au Québec, vérifier les antécédents – solvabilité, historique locatif, judiciaires – est légal et recommandé pour minimiser les risques.

Un casier criminel ou un passé de mauvais payeur justifie un refus, sans violer la Charte des droits, car cela protège le bien immobilier. « Tu es obligé de vendre ta salade, tu es obligé de montrer tes antécédents. Si tu as des antécédents judiciaires, des antécédents criminels, tu ne travailles pas trop, un propriétaire n’est pas obligé, n’a pas le devoir de te louer. » Dans un marché où les loyers ont bondi de près de 10% en deux ans, cette vigilance est une question de survie pour les investisseurs.

En 2026, malgré un léger mieux au taux d’occupation (2,9% à Montréal), les logements abordables (< 1300 $) affichent seulement 1,6% de vacance, rendant l'accès encore plus sélectif. Noah conclut : « C’est un privilège s’il te choisit, toi, au lieu d’une autre personne. Bonne journée. » Cette perspective responsabilise les aspirants locataires : démontrer fiabilité et respect paie.

Pour les propriétaires québécois, comme Noah, louer reste un acte de confiance, pas une obligation. Dans ce marché sous pression, comprendre ces dynamiques aide à naviguer la location sereinement.

@noahlinvestisseur1 Réponse à @mathieuchicoine #entrepreneur #investisseurimmobilier #tiktok #2026 ♬ son original – noahlinvestisseur

Mis à jour le 15 avril 2026 10:09 am