Une infirmière au Québec dévoile la grande différence salariale entre le privé et le public

Dans un témoignage partagé sur TikTok, Bianca, infirmière clinicienne au bloc opératoire, explique que son retour au réseau public a eu un impact majeur sur son portefeuille.

Après avoir travaillé environ quatre ans au privé, dans deux cliniques différentes, elle dit avoir constaté que le public lui rapportait beaucoup plus, notamment grâce à un salaire reconnu, au temps supplémentaire payé à taux et demi et aux primes applicables. Son expérience met en lumière une réalité souvent méconnue : le revenu réel ne dépend pas seulement du taux horaire affiché, mais aussi de la stabilité des heures, des avantages et de la reconnaissance du titre professionnel.

@linfirmieredubloc

Selon Bianca, le privé offrait des heures très instables et aucune garantie d’heures. Elle précise aussi que son titre d’infirmière clinicienne n’était pas pleinement reconnu, ce qui limitait ses gains réels. Au public, elle affirme avoir retrouvé un salaire de clinicienne reconnu, des heures supplémentaires payées et des primes de soir et de garde, ce qui a rendu le poste nettement plus avantageux. Elle estime avoir gagné environ 66% de plus au public qu’au privé, une différence qui illustre bien l’importance des conditions de travail dans le calcul du revenu global.

Les données publiées sur les salaires au Québec confirment que le réseau public peut devenir très compétitif pour une infirmière clinicienne. En 2023, une infirmière clinicienne au baccalauréat pouvait gagner 27,08 $ l’heure à l’entrée et jusqu’à 47,98 $ l’heure à l’échelon le plus élevé, avant les primes. Dans le privé, les salaires varient davantage selon l’employeur, les conventions et les tâches exigées, ce qui peut créer un écart important une fois les heures réelles comptabilisées. Le salaire le plus intéressant n’est donc pas toujours celui qui semble le plus haut sur papier.

Bianca insiste sur un point essentiel : la stabilité des heures change tout. Au privé, les horaires peuvent être plus irréguliers, ce qui complique la planification financière et réduit le revenu annuel réel. Au public, les quarts sont généralement plus prévisibles, et les heures supplémentaires rémunérées améliorent rapidement le total annuel. Pour une infirmière qui cherche à maximiser ses revenus, la régularité peut valoir autant que le taux horaire.

Le témoignage de Bianca montre aussi que le choix entre privé et public ne repose pas uniquement sur l’argent. Elle dit être tombée sur une belle équipe au public et apprécier davantage son travail dans ce contexte. Cette dimension humaine compte beaucoup dans les professions de la santé, où l’environnement, la charge de travail et la reconnaissance influencent directement la qualité de vie. En pratique, le meilleur choix dépend autant du salaire que du quotidien professionnel.

@linfirmieredubloc

Le message de cette infirmière québécoise est clair : au privé, le revenu peut sembler intéressant, mais le public devient souvent plus payant quand on additionne les heures garanties, les primes et le temps supplémentaire payé. Son expérience rappelle qu’il faut regarder le salaire annuel réel, pas seulement le taux affiché. Pour plusieurs infirmières, surtout dans un rôle spécialisé comme au bloc opératoire, le réseau public peut représenter un meilleur équilibre entre rémunération, sécurité et satisfaction au travail.

@linfirmieredubloc Plus payant être infirmière au privé ou au public? #infirmiere #prive #public #salaire ♬ original sound – Bianca

Mis à jour le 13 avril 2026 12:06 pm