Alycia Malenfant, une Québécoise bien de chez nous, a vécu un moment frustrant qui l’a poussée à partager son ras-le-bol sur TikTok.
Après 15 minutes au téléphone avec Desjardins, coincée à
discuter avec une voix artificielle sans pouvoir joindre un humain,
elle s’est exclamée : « C’était juste de l’IA, la voix
artificielle qui me parlait. J’étais comme : C’est possible de
parler à quelqu’un ?
Ça avait bien l’air que non. »
@alyciamalenfant
Ce n’est pas une plainte isolée, mais le symptôme d’une invasion silencieuse de l’intelligence artificielle (IA) dans notre quotidien québécois.
Alycia ne s’arrête pas là. Elle pointe du doigt comment l’IA s’infiltre partout, remplaçant les jobs un à un. Dans les restaurants, des robots livrent déjà les plats; en comptabilité et administration, elle gère les papiers et les calculs à la vitesse de l’éclair. « Les entrepreneurs, ils n’ont plus besoin d’engager nécessairement quelqu’un. Je vous le dis, c’est de l’IA qui va s’occuper de ça. » Et que dire de l’architecture ou du design? Elle raconte avoir demandé à ChatGPT de redécorer son salon, et en deux secondes, c’était fait. Desjardins, comme d’autres institutions, mise gros sur l’IA pour optimiser ses processus, avec des équipes dédiées à son déploiement.
Au Québec, les chiffres sont alarmants. Une étude de l’Institut du Québec révèle que 810 000 emplois – soit 18% de la main-d’œuvre – sont vulnérables à l’automatisation par l’IA. Plus récemment, en 2024, 59% des travailleurs québécois occupaient des postes hautement exposés à cette technologie, particulièrement dans les bureaux administratifs et les professions intellectuelles. L’IA ne détruit pas seulement des tâches routinières; elle transforme les métiers cognitifs, comme l’analyse de données ou la création de contenu, autrefois préservés. « Il faut vraiment être conscient que pour vrai, l’IA va vraiment prendre le dessus, puis pas dans 15 ans. Vraiment, ça commence déjà. »
@alyciamalenfant
Alycia interpelle directement son audience : « Je suis curieuse de voir quel métier vous faites, puis si vous êtes inquiets, si vous avez envisagé ça, justement, cette réalité-là avec l’intelligence artificielle. » Elle admet que l’IA n’est pas médecin – ChatGPT répond à des questions, mais sans remplacer un pro. Pourtant, son cri de cœur résonne dans un contexte où le Québec, leader en IA, doit anticiper une mutation profonde du travail. Des experts nuancent : l’IA créera des opportunités si on se forme vite, mais sans adaptation, des centaines de milliers de jobs pourraient muter ou disparaître.
Cette vidéo TikTok d’Alycia Malenfant viralise une peur légitime : l’IA n’est plus de la science-fiction, elle squatte nos lignes téléphoniques, nos bureaux et nos salons. C’est le signal d’alarme pour repenser nos carrières.
@alyciamalenfant Avez-vous envisagé que l’IA pouvait remplacer votre métier ?
