Claudine Roy, une maman québécoise bien connue sur TikTok sous le pseudo @claudineroy05, a partagé une conversation frappante avec un entrepreneur accompli.
Cet homme d’affaires a ressorti ses anciens bulletins de paie pour illustrer à quel point les salaires ne suivent plus l’inflation galopante. « Claudine, moi, j’ai ressorti mes papiers, parce que je capote devant l’augmentation. En 1994, je gagnais 11,40 $ l’heure. Si le salaire aurait suivi l’inflation qu’on vit depuis ces 32 années-là, mon salaire équivalerait à environ 80 $ de l’heure », a-t-il lancé.
@claudineroy05
En 1994, ce salaire horaire permettait une vie confortable au Québec. À l’époque, le salaire minimum provincial tournait autour de 6 $ l’heure, rendant les 11,40 $ généreux. Semaine après semaine, cela représentait 337 $ pour 40 heures, assez pour régler les taxes municipales de 646 $ en seulement deux payes. Aujourd’hui, ces taxes ont explosé à environ 6 000 $ pour une propriété moyenne, soit une hausse d’environ 829%, multipliée par neuf en 32 ans. À Montréal, les taxes résidentielles grimpent de 3,8% en 2026, tandis qu’à Québec, c’est 1,9%.
Les exemples concrets abondent pour souligner ce décalage. Un voyage de tuf – cette grosse roche de remplissage – coûtait 59 $ en 1994 ; il en vaut maintenant 300 $, une augmentation de 408%. Un puits artésien se négociait à 1 000 $ lors de la construction d’une maison ; aujourd’hui, il faut compter au minimum 8 000 $. Le gaz à la pompe flirte avec 1,80 $ le litre en mars 2026, contre bien moins à l’époque. Le salaire minimum, passé à 16,60 $ l’heure en mai 2026, n’augmente que de 3,11%, loin de l’inflation cumulée qui érode le pouvoir d’achat.
Cet entrepreneur, comme tant d’autres, reçoit des lettres de fournisseurs annonçant des hausses imprévues. « On a été averti, c’est sans préavis. On est en train de regarder pour commander du stock à un prix qui fait du sens parce que sinon, on va avoir des augmentations. C’est qui qui va payer pour ça encore ? Les consommateurs ». Les salaires linéaires ne protègent plus : si l’inflation avait été suivie, personne ne toucherait 80 $ l’heure aujourd’hui. Claudine Roy alerte : il faut arrêter de se voiler la face, car on fonce droit dans le mur.
@claudineroy05
Cette réalité québécoise interpelle tous les ménages. Les taxes et les coûts essentiels dévore le budget, alors que les revenus stagnent. L’entrepreneur de 1994 était riche par rapport à nous ; son pouvoir d’achat réel surpassait largement le nôtre en 2026. Réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard !
@claudineroy05 Ça fait peur! Plus rien fait de sens! Ça ça arrêter ou? #momoftiktok #inflation #augmentation #salaire #planb ♬ son original – Claudine Roy
