Dans un épisode récent du podcast Dans l’parc, l’animatrice Marjorie Armstrong, une figure reconnue de la scène podcastera québécoise, a corrigé avec fermeté l’humoriste Pier-Luc Funk sur une habitude anodine mais néfaste.
Alors que l’invité défendait l’idée de jeter son cœur de pomme par la fenêtre de la voiture – « c’est biodégradable ! » – Armstrong a répliqué sans hésiter : « Tu ne peux pas faire ça. Ce n’est pas les mêmes écosystèmes. » Cette conversation spontanée, survenue lors d’un spécial pour le 30e du Festival Regard, met en lumière un enjeu environnemental trop souvent sous-estimé au Québec. (via PetitPetitGamin)
Armstrong insiste sur la spécificité des milieux naturels
québécois, comme les forêts des Laurentides ou les abords de
Valleyfield. Un trognon de pomme jeté n’importe où perturbe
l’équilibre local, car les micro-organismes du sol ne sont pas
adaptés pour le décomposer rapidement. « Elle se décomposera
pas si elle n’est pas dans son lieu de naissance »,
lance-t-elle à Funk, qui semble surpris. Des experts confirment :
un cœur de pomme met huit semaines à se dégrader, tandis qu’une
pelure de banane peut prendre deux ans, favorisant l’accumulation
et les odeurs attirant la faune.
Pier-Luc Funk, connu pour ses rôles dans La Galère et ses one-man-shows, avoue avoir cru à cette pratique innocente, comme beaucoup de Québécois. Mais Armstrong contre-attaque : les résidus organiques attirent chevreuils ou autres animaux, qui risquent des troubles digestifs graves, voire mortels, en ingérant des insecticides résiduels des vergers. « Il va être ballonné, le chevreuil. Il peut mourir ! », illustre-t-elle avec humour noir.
Jeter des déchets « naturels » en forêt ou au bord des routes modifie le comportement animalier. Les bêtes s’habituent à la nourriture humaine, s’approchent des axes routiers et deviennent vulnérables aux collisions. Au Québec, où les Laurentides abritent une biodiversité riche, ces graines exotiques menacent les espèces indigènes en favorisant des invasives. De plus, sans les bons parasites et insectes locaux, la décomposition attire des ravageurs indésirables, polluant sols et eaux.
« Non, pas les cossins, vraiment pas les cossins », plaisante Armstrong en évoquant son enfance, où on crachait les pépins de McDo sans remords. Aujourd’hui, les guides comme Leave No Trace rappellent : emportez tout ce que vous apportez.
Cette échange viral rappelle l’importance de composter chez soi ou d’utiliser les points de collecte en randonnée. Au Québec, 47% des déchets résidentiels sont organiques ; les détourner réduit les GES et prolonge la vie des sites d’enfouissement. Funk conclut sur une note positive : « On va te ramener sur un sujet positif », mais le message persiste. Prochaine fois en voiture, rangez ce trognon – pour les chevreuils et nos forêts.
@danslparc À Dans l'parc on jase d'œuvres qui ont changé la trajectoire de vie des invités, mais aussi de sujets hautement pertinents et délicats comme celui-ci! Faque? Team jeter son coeur de pomme par la fenêtre ou team faut pu faire ça? 🍎🍎🍎🍎🍎🍎 Épisode complet avec Pier-Luc Funk disponible sur Youtube et spotify: https://linktr.ee/danslparc #danslparc #Regard ♬ original sound – Dans l’parc
