Une fille au Québec pète sa coche car le prix du gaz est rendu trop cher

Une Québécoise a fait le buzz sur TikTok en lançant un coup de gueule viral contre les prix exorbitants de l’essence, avouant avoir dû vendre un rein pour remplir son réservoir.

« Je viens de vendre un rein pour tanker mon auto », lance-t-elle avant de pointer du doigt les conflits mondiaux qui plombent le portefeuille des automobilistes locaux.

Cette vidéo de @c.biaginii capture parfaitement l’exaspération grandissante au Québec, où le litre de régulier frôle les 1,90 $ en ce printemps 2026, forçant les Québécois à jongler avec un budget déjà serré. (via PetitPetitGamin)

@c.biaginii

Dans sa tirade spontanée, cette résidente québécoise exprime un ras-le-bol légitime : pourquoi les guerres lointaines doivent-elles alourdir le trajet quotidien vers le travail ? « On ne comprend pas pourquoi ça devrait coûter encore plus cher se déplacer pour aller travailler, parce qu’ailleurs, ils ont des problèmes, des conflits », déplore-t-elle, rappelant les chocs du Covid qui avaient déjà secoué l’économie mondiale.

À 1,68 $ le litre, un plein pour une compacte moyenne avoisine les 80 $, une somme qui ronge les finances des familles monoparentales ou des travailleurs à faible revenu. Elle invite même les internautes à partager leurs prix locaux : « Vous êtes où et ça vous coûte combien ? Juste par curiosité », transformant son cri du cœur en appel collectif.

Les prix de l’essence au Québec ont bondi récemment, passant de 1,32-1,40 $ à plus de 1,62 $ en moyenne provinciale, avec des pics à 1,73 $ dans l’est de Montréal. Cette flambée s’explique par la « prime de guerre » liée au conflit en Iran, qui perturbe 20% du pétrole mondial transitant par le golfe Persique, propulsant le baril de Brent à 101 $ US, un sommet depuis juin 2025 . Ajoutez à cela les taxes écrasantes – plus de 54 ¢ par litre incluant TPS et TVQ –, qui représentent un tiers du prix final, et le coût d’acquisition à 112,5 ¢, gonflé par le brut et le transport.

@c.biaginii



Les stations affichent 1,62-1,86 $ selon les secteurs, rendant les déplacements essentiels prohibitifs. Cette Québécoise n’hésite pas à souligner l’injustice : les conflits étrangers et la pandémie ont déjà prouvé leur effet domino, mais les hausses persistantes érodent le pouvoir d’achat sans alternative immédiate pour beaucoup. Des experts comme Dan McTeague de Canadians for Affordable Energy prédisent une poursuite des hausses avec le passage au carburant d’été en avril, ajoutant jusqu’à 10 ¢.

Face à cette crise, des voix politiques s’élèvent : le Parti Québécois promet une baisse via des ajustements fiscaux si élu. En attendant, des astuces comme magasiner via GasBuddy ou privilégier les Costco aident à économiser quelques cents.

Cette vidéo TikTok n’est pas qu’un coup de vent : elle reflète le quotidien de milliers de Québécois, appelant à plus d’équité dans un monde interconnecté où le gaz coûte la peau des fesses – ou un rein !

@c.biaginii

Il est combien le gaz par chez vous ? 👀

♬ son original – Carlie

Mis à jour le 17 mars 2026 10:14 am