Une entrepreneure au Québec explique pourquoi elle regrette ses implants mammaires

Marion Bernard, entrepreneure québécoise bien connue sur TikTok et animatrice du podcast Sans filtre, sans implants, partage un témoignage poignant sur son vécu avec des implants mammaires posés il y a plus de 13 ans.

À 21 ans, elle optait pour cette chirurgie afin de corriger un développement mammaire insuffisant depuis l’adolescence, choisissant des prothèses petites et texturées en silicone, posées en 2014. Aujourd’hui, elle regrette profondément cette décision, alertée par des symptômes persistants et un récent diagnostic alarmant.

@mmarionbernard

Tout commence après avoir visionné le documentaire Inoffensifs, mes implants? de la Dre Isabelle Gaston, médecin de famille québécoise ayant elle-même souffert de ses implants macro-texturés posés en 2008. Cette urgentologue de formation, connue pour la perte tragique de ses enfants, y dénonce les risques méconnus des implants comme corps étranger provoquant rejets et symptômes systémiques. « Ma santé s’est détériorée de façon importante. Quand j’ai extirpé les implants, personnellement, j’ai recouvré la santé à 100% », confie-t-elle dans le film.

Marion y reconnaît ses propres maux : fatigue chronique, douleurs inexpliquées, diarrhée et malaises diffus, souvent attribués à la maladie des implants mammaires (BIA), incluant fatigue, douleurs articulaires, troubles cognitifs et gastro-intestinaux. Le silicone texturé, présent dans sa poche prothétique, est pointé du doigt pour favoriser ces réactions inflammatoires.

En 2018, Santé Canada et Allergan rappelaient les implants texturés Biocell pour risque de lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC-AIM), un cancer rare mais grave. Pourtant, aucune notification n’a atteint les patientes comme Marion, faute de registre provincial des augmentations mammaires, contrairement aux rappels alimentaires médiatisés. « Pourquoi qu’au Québec, il n’y a pas de registre au Québec de femmes qui ont vécu une augmentation mammaire ? Pourquoi on n’a pas le droit à ça ? », s’indigne-t-elle.

Un chirurgien québécois se reconvertit désormais exclusivement au retrait d’implants, face à l’afflux de femmes symptomatiques optant pour l’explantation avec capsulectomie.

@mmarionbernard

Récemment, une douleur intense au sein droit, irradiant vers l’épaule, alerte Marion. Une amie, Sarah Courtois, l’oriente vers les implants comme cause possible. Lors d’une mammographie urgente, une masse grosse comme un raisin est détectée, nécessitant échographie et suivi. « Marion, on a trouvé quelque chose. On te refait un autre mammogramme du sein droit », lui annonce la clinique. Symptômes comme bosses, fatigue et diarrhée s’ajoutent, renforçant ses doutes sur ces corps étrangers.

Marion exhorte les femmes à interroger leur chirurgien sur la composition des implants (silicone texturé ?) et à écouter le documentaire avant toute décision. Bien que certaines vivent sans symptômes, les risques – rejets, BIA, LAGC-AIM – ne sont pas nuls, et le manque de traçabilité au Québec aggrave le problème. Elle promet de tenir sa communauté informée de ses résultats, sensibilisant à la fertilité, santé et confiance en son corps. Pensez-y deux fois avant une implantation, conclut-elle, livre ouvert sur TikTok et Facebook.

@mmarionbernard Le documentaire Inoffensifs, mes implants ? #chirurgie #implant ♬ son original –

Mis à jour le 17 mars 2026 12:46 pm