Un propriétaire de logements au Québec dit qu’une locataire a déduit un montant du loyer sans son accord

Un propriétaire québécois, connu sur TikTok sous le nom @noahlinvestisseur1, a partagé son expérience frustrante avec un locataire qui a osé déduire 70 $ de son loyer pour une facture de réparation de 20 $, sans aucune autorisation préalable.

Le 1er mars dernier, il s’est rendu chez cette locataire pour collecter le paiement, comme stipulé dans le bail actuel, et a découvert le manquement avec une facture jointe au chèque incomplet. Cette situation met en lumière un piège courant pour les bailleurs qui refusent de céder du terrain sur leurs droits.

@noahlinvestisseur1

Dans sa vidéo virale, le propriétaire explique que déduire des frais du loyer sans accord écrit équivaut à ouvrir les portes à des abus illimités. «Ça, c’est la pire affaire que tu peux faire en tant que propriétaire. Ton locataire, c’est comme si tu disais all in, achète tout ce que tu veux, tu le déduises sur le loyer», lance-t-il avec conviction.

Au Québec, la loi est claire : le locataire doit payer le loyer intégral le jour convenu, sans retenir de sommes pour réparations sauf en cas d’urgence avérée et après avoir tenté d’aviser le propriétaire. Déposer un chèque partiel risquerait d’être interprété comme une acceptation tacite de cette pratique, forçant le bailleur à refuser le dépôt et à entamer des démarches formelles.

Pourquoi cette déduction est-elle problématique ? Les propriétaires bénéficient souvent de rabais exclusifs chez des quincailleries comme RONA ou Réno-Dépôt, via des associations comme l’APQ ou la CORPIQ, allant jusqu’à 15% sur peintures et matériaux. Les locataires, eux, optent fréquemment pour l’option la plus chère, gonflant inutilement les coûts. De plus, les réparations mineures relèvent généralement du locataire, tandis que les grosses sont à la charge du bailleur, mais toujours avec coordination. Ici, sans urgence évidente pour 20 $, la locataire a outrepassé ses droits.

Face à ce refus de paiement partiel, le propriétaire envisage une mise en demeure immédiate pour exiger le solde manquant. Selon le Tribunal administratif du logement (TAL), une telle lettre formalise le reproche et fixe un délai raisonnable avant recours judiciaire. Si le locataire persiste, le bailleur peut demander au TAL la récupération des arriérés et, après trois semaines de retard, la résiliation du bail. Les commentaires sous la vidéo confirment l’expérience partagée : d’autres propriétaires rapportent des cas similaires avec factures de pelles ou poignées, soulignant la tentation des locataires de «se tanter» après des délais.

@noahlinvestisseur1

Cette histoire rappelle l’importance de clauses claires dans le bail et d’une communication proactive pour éviter le TAL. «On ne comprendra jamais l’être humain, mais c’est le rôle d’un propriétaire», conclut @noahlinvestisseur1, résumant les défis du métier. Pour les bailleurs québécois, vigilance et documentation restent les meilleurs boucliers contre ces imprévus locatifs.

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Mis à jour le 15 mars 2026 8:31 am