Un homme au Québec pète sa coche car Juste Pour Rire n’ont pas voulu signer Julien Lacroix

Un homme au Québec vient littéralement de péter sa coche en ligne après l’annonce-choc de Juste pour rire.

L’organisation a d’abord décidé de produire le nouveau spectacle de Julien Lacroix, avant de faire volte-face sous la pression et de se rétracter publiquement moins de 24 heures plus tard. Inspiré par la sortie enflammée de l’utilisateur TikTok @flamingo_jon, ce coup de gueule cristallise un malaise profond autour du pardon, de la réhabilitation publique et de ce qu’on appelle aujourd’hui la “culture de l’annulation”.

@flamingo_jon

Au cœur de sa tirade, l’homme rappelle d’abord le parcours de Julien Lacroix: humouriste propulsé au sommet dans la dernière décennie, puis brutalement écarté en 2020 après des allégations d’inconduites sexuelles rapportées par plusieurs femmes.

Il souligne que l’artiste a reconnu ses gestes, qu’il s’est retiré de la scène pendant des années, qu’il a suivi des thérapies, arrêté de boire, reconstruit sa vie personnelle et recommencé prudemment à monter sur scène, loin des gros projecteurs. Pour lui, que Juste pour rire accepte d’abord de l’accompagner dans un retour encadré, puis se rétracte dès que la tempête médiatique éclate, envoie un message particulièrement violent: même si tu changes, tu n’auras pas le droit à une vraie deuxième chance.

Ce qui choque surtout cet homme, c’est le deux poids, deux mesures qu’il croit observer dans l’espace médiatique québécois. Dans sa vidéo, il martèle que certains visages publics ayant un passé lourd, que ce soit des comportements déviants, des agressions ou des épisodes d’addiction, sont aujourd’hui réintégrés, invités à la télévision, au cœur de documentaires valorisants ou de grands plateaux… tant qu’ils cadrent avec une certaine image, un certain discours socialement apprécié. Il dénonce avec virulence ce qu’il perçoit comme une hiérarchie morale biaisée: “porte du cuir”, affiche les bons combats, adopte les bons slogans, et la société t’ouvre la porte; tombe du “mauvais” côté, et la punition devient à vie.

@flamingo_jon

Pour lui, la volte-face de Juste pour rire est l’exemple parfait d’une institution qui écoute davantage le bruit et l’indignation des réseaux sociaux que le principe de cohérence. L’entreprise a reconnu dans un communiqué que sa première décision “n’était pas la bonne” et a présenté ses excuses aux gens heurtés, tout en réaffirmant vouloir rester un acteur rassembleur dans le milieu de l’humour. Mais aux yeux de cet homme, ce geste ressemble moins à une réflexion de fond sur le pardon qu’à un réflexe de protection d’image, quitte à sacrifier toute idée de réhabilitation pour ceux qui ont fauté, assumé et tenté de se reconstruire.

Derrière ses mots crus, son ton exaspéré et son langage coloré, on sent la frustration de quelqu’un qui ne remet pas en question la gravité des gestes posés par Lacroix, mais qui refuse l’idée qu’un individu reste condamné à perpétuité à l’ombre. Il insiste sur le temps, les efforts, la sobriété retrouvée, la vie familiale reconstruite, comme autant de preuves que l’être humain peut évoluer, apprendre et devenir meilleur. À travers ce coup de gueule viral, il pose finalement une question qui dérange: dans l’espace public québécois, veut-on vraiment laisser une place au changement, ou préfère-t-on punir sans fin, quitte à nier toute possibilité de pardon?

@flamingo_jon On t'engage juste pour rire #julienlacroix #humoriste #quebec ♬ son original – Flamingo Jon

Mis à jour le 14 mars 2026 11:25 am