La controverse qui a opposé Elizabeth Lemay à Léa Clermont-Dion sur Instagram autour du suivi du compte de Julien Lacroix prend un tournant introspectif.
Quelques heures après son commentaire ironique sur l’incohérence perçue entre la campagne @onsecoute et ce suivi, l’animatrice radio a multiplié les stories pour clarifier ses intentions et exprimer son regret face à l’ampleur de la réaction.
Dans une première publication, Lemay rejette l’idée de bullying
: “Je vois des publications qui nomment une forme de bullying
que j’aurais fait à Léa Clermont. J’aimerais dire que pour moi rien
de mon propos s’apparentait à cela. J’ai dénoncé ce que je
considère encore être une incohérence entre un combat féministe et
une forme de soutien à une personnalité publique qui représente le
contraire.” Elle insiste sur son humanité et l’ouverture d’un
débat nécessaire sur l’usage des réseaux sociaux.
@elizabeth_lemay
Elle déplore ensuite une réponse “démesurée et elle
s’apparente à une forme d’intimidation”, tout en défendant la
critique interne au féminisme. “Je ne pense pas que la sororité
a raison de tout, que les femmes sont au dessus de la critique, moi
y compris. C’est correct de se challenger.” Pour Lemay,
pointer cette incongruité ne divise pas la lutte, mais la fait
avancer.
L’émotion culmine dans une story émouvante où elle avoue :
“J’ai vraiment besoin qu’on cesse de m’écrire à ce sujet. Je me
sens brisée, je me sens détruite.” Elle reconnaît une forme
maladroite, influencée par une récente décision judiciaire –
probablement liée à Julien Lacroix –, mais maintient que le fond
méritait d’être exprimé. “Je suis humaine, je fais des
erreurs.”
@elizabeth_lemay
Enfin, Lemay questionne son engagement bénévole sur les réseaux
: “Les événements des derniers jours me font réfléchir sur
l’utilisation de mes plateformes. […] Je ne vois pas le jour où je
vais recommencer à écrire et achever ma santé mentale.” Ce qui
devait être un espace pour des vérités crues s’est transformé en
“gouffre”, la poussant à douter de sa place dans le débat
féministe québécois.
Cette saga illustre les pièges des réseaux sociaux, où une story
impulsive peut dégénérer en tempête médiatique. Au Québec,
post-#MeToo, les figures comme Lemay et Clermont-Dion naviguent
entre vigilance et nuance. Julien Lacroix, en rodage de spectacle,
reste au cœur du débat. Lemay, en se mettant à nu, appelle
implicitement à plus d’empathie dans la sororité. La balle est dans
le camp des abonnés : soutien ou silence ?
@elizabeth_lemay
