Le 10 mars 2026, à QUB Radio, l’animateur Benoît Dutrizac a tenu tête au maire de Repentigny, Nicolas Dufour, au sujet d’une agression brutale survenue près de l’école secondaire des Horizons.
Un homme de 66 ans, qui protégeait une adolescente menacée, s’est fait encercler, projeter au sol et frapper par un groupe d’adolescents devant un dépanneur Boni-Soir. La vidéo, devenue virale, a choqué la communauté et relancé le débat sur la violence juvénile.
Spotted Repentigny
Dutrizac n’a pas mâché ses mots, accusant le maire d’avoir minimisé l’incident la veille avec l’expression « une hirondelle ne fait pas le printemps », sous-entendant que cet événement isolé ne reflétait pas la réalité quotidienne de Repentigny.
Il a relayé les plaintes de commerçants locaux, comme Mme
Fournier, propriétaire d’un salon de coiffure voisin, qui dénonce
un « enfer » à l’heure du midi : vandalisme, extincteurs
vidés, et une police locale qui lui aurait simplement souhaité
« bonne chance ». Un appelant, André, a témoigné avoir vu
cinq autopatrouilles sur place, mais les agents immobiles dans
leurs véhicules, incapables d’intervenir sans infraction
claire.
QUB Radio
Nicolas Dufour s’est défendu vigoureusement, insistant sur une
politique de tolérance zéro à la violence. Il a cité des chiffres :
134 dossiers soumis au tribunal de la jeunesse l’an dernier, 6500
étudiants sensibilisés via des patrouilles scolaires, et Repentigny
classée 304e sur 330 municipalités pour l’indice de criminalité
selon le Centre canadien de statistiques en police. « On
est toujours durs sur le crime à Repentigny », a-t-il
affirmé, soulignant une réponse rapide des sirènes en moins de 30
secondes après l’altercation. Il a toutefois admis des limites
légales : les policiers ne peuvent intervenir sans crime grave,
malgré les provocations.
Le maire a révélé une subvention coupée par le ministère de la
Sécurité publique pour un projet pilote réunissant police, écoles
et organismes communautaires, qui avait résolu des problèmes
similaires ailleurs.
Spotted Repentigny
Face aux critiques sur l’inefficacité des patrouilles « assis dans leur char », Dufour a invité Dutrizac sur le terrain et promis une enquête approfondie, avec trois autopatrouilles permanentes autour de l’école dès la semaine suivante. Il plaide pour un sommet provincial sur l’éducation, impliquant tous les acteurs – écoles, police, parents, gouvernements – pour ajuster lois et sanctions.
