Sara Massie, l’une des jumelles les plus suivies sur OnlyFans au Québec, brise le silence suite à l’article controversé du Journal de Montréal qui l’accuse d’avoir dissimulé un train de vie luxueux pour effacer 813 000 $ de dettes via une faillite.
Dans une vidéo virale postée récemment, elle explique avec franchise que ces dettes proviennent d’un projet ambitieux d’auto-construction en Outaouais, saboté par des entrepreneurs peu scrupuleux et des imprévus coûteux, et non d’une mauvaise gestion personnelle. «On s’est fait vraiment fo**ré par tout le monde. Les gars d’électricité, les gars de tout, tout, tout, tout, tout», lance-t-elle, outrée par les déformations médiatiques.
@sasstiktok1
À 21 ans, Sara et sa sœur décident d’investir leurs revenus
d’OnlyFans dans l’immobilier, un choix qu’elle qualifie
d’«entreprenant et opportuniste». Elles achètent un
terrain cash grâce à un profit de 100 000 $ réalisé sur une
première maison financée par un prêteur privé expérimenté, Peter
Beaumune, entrepreneur de 40 ans à Gatineau. Ce dernier, qui avait
déjà construit et financé leur première propriété, promet de les
guider et de dénicher des contacts avantageux. Mais au lieu de
rabais, il prend une cote sur chaque contrat : une fondation
facturée 40 000 $ par le sous-traitant passe à 50 000 $ pour elles.
«Au bout de la ligne, on n’a pas vraiment eu de rabais»,
déplore Sara.
L’auto-construction vire rapidement au fiasco. Le plancher d’époxy
ne sèche jamais, forçant un refait complet et 20 000 $ jetés aux
poubelles. La cuisine, vendue 25 000 $, s’avère surévaluée – Sara
regrette de ne pas avoir opté pour une option chez 99 Bâtons, trois
fois moins chère et plus qualitative. L’électricité nécessite une
ligne privée exorbitante, et même le déneigement de la côte atteint
10 000 $. Une excavation initialement chiffrée à 15 000 $ explose à
100 000 $. «Ça a passé de 15 000 à 100 keuk mills cette
histoire», raconte-t-elle, soulignant la pression dans un
milieu comme Gatineau où refuser un paiement bloque tous les autres
travaux.
Malgré l’épuisement – Sara avoue avoir fait l’isolation elle-même
–, la maison est terminée, mais les dettes s’accumulent. Financée à
600 000 $ à 12% d’intérêt par le prêteur privé, plus 300 000 $ de
leur poche, le projet sombre quand Revenu Québec révise les impôts
de 2020 à 2023, triplant les montants dus. Des paiements de 4 000 $
mensuels s’ajoutent à l’hypothèque, rendant la situation intenable.
«C’est ma raison pourquoi moi, j’ai fait faillite, parce que je
n’avais pas de moyen de sortir», explique-t-elle. Le prêteur
reprend la maison, la revend, et décède depuis, effaçant la dette
principale.
@sasstiktok1
Les autres créances – carte de crédit de 5 000 $, VTT volé remboursé par l’assurance, auto payée mensuellement – sont mineures. Aucune fraude : le syndic connaissait tout. Sara, qui a tenté un an et demi de vendre sans succès, voit aujourd’hui sa libération contestée par Revenu Québec pour un procès en avril. «Jamais 813 000, parce que le prêteur privé a repris possession de la maison».
Loin de se victimiser, Sara assume : «On a essayé, on a échoué». Naïves, elles ont trop fait confiance dans un milieu où on les voyait comme des proies faciles. Malgré la perte – elle parle d’une «perte financière extrême» –, elle adore l’auto-construction et vise un comeback plus intelligent, sans intermédiaires douteux.
Au Québec, ce témoignage rappelle les pièges de
l’auto-construction pour les jeunes entrepreneurs ambitieux.
Vous
pouvez voir la vidéo complète juste ici.
