Hélène Boudreau, mieux connue sous le surnom de la « Fille de l’UQAM », s’est exprimée sans filtre sur la faillite récente de Sarah Massi, la jumelle OnlyFans du Québec engluée dans une dette colossale de 813 000 $.
Dans une vidéo virale, elle met en garde contre le jugement hâtif des internautes qui se réjouissent du malheur d’autrui, tout en partageant son propre vécu tumultueux avec le fisc. «Je vais vous passer un petit message à tout le monde qui se réjouissent du malheur des autres. Je fais bien sûr référence à la faillite d’une fille, d’OnlyFans, tout récemment», lance-t-elle d’entrée de jeu.
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Hélène explique que déclarer faillite au Canada n’efface pas magiquement les dettes, surtout quand on continue à générer des revenus sur les réseaux sociaux. Revenu Québec scrute de près les voyages luxueux, les cadeaux et le train de vie ostentatoire des influenceuses, compilant screenshots et vidéos pour bâtir un dossier solide. Sarah Massi, qui cumule des dettes auprès d’une dizaine de créanciers dont Revenu Québec et une entreprise de construction de Gatineau, voit sa demande de faillite contestée précisément pour avoir maintenu un niveau de vie élevé malgré ses obligations fiscales.
«Quand tu fais faillite au Canada, c’est vraiment compliqué parce qu’il faut que tu arrêtes de faire des sous», insiste Hélène, soulignant que les impôts ne tolèrent pas les vaines tentatives d’évasion.
La Fille de l’UQAM n’hésite pas à dévoiler ses galères personnelles pour contextualiser. En 2024, elle a fait les manchettes pour des démêlés fiscaux, payant des intérêts dans les six chiffres malgré l’absence de faillite. Entourée de comptables et fiscalistes, elle continue de régler ses arriérés en 2026, même depuis l’étranger, refusant de fuir ses responsabilités. «Juste en intérêt, j’ai payé dans les six chiffres, plus que je ne peux pas assez», confie-t-elle, expliquant que les créateurs OnlyFans pionniers comme elle en 2019 naviguent en terrain inconnu pour les autorités.
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Un point clé de son témoignage porte sur les déductions fiscales souvent rejetées pour les créatrices de contenu adulte. Lingerie, jouets se**els, voyages et même certaines chirurgies va**nales ou de bioplastie sont considérés comme usages personnels, limitant les pourcentages déductibles.
Hélène regrette d’avoir cru à une déductibilité totale au début,
comme beaucoup de ses consœurs issues de milieux modestes sans
éducation financière solide. «Il est très rare que les impôts
vont accepter nos dépenses de compagnie parce qu’on est une forme
de travail encore louche pour les impôts», résume-t-elle avec
amertume.
Face aux commentaires haineux clamant «karma» ou «bien fait»,
Hélène défend farouchement ces jeunes entrepreneuses vulnérables.
Issues de familles pauvres, sans filet de sécurité, elles gèrent
des fortunes soudaines sans préparation. Elle dénonce le manque de
bienveillance dans la communauté OnlyFans québécoise, appelant à
plus de solidarité plutôt que de jugements.
Son message résonne fort alors que Sarah Massi réagit à son tour aux articles du Journal de Montréal, promettant des éclaircissements. Au final, Hélène rappelle que réussir en business, surtout dans ce milieu, est un parcours du combattant impitoyable.
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