Sara Massie, l’une des célèbres jumelles OnlyFans de l’Outaouais, a récemment publié une vidéo de dix minutes depuis sa salle de bain pour répondre aux allégations du Journal de Montréal sur ses dettes colossales de 813 000 $.
Âgée de 27 ans, elle assume pleinement ses erreurs passées tout en rectifiant ce qu’elle qualifie de présentation inexacte dans l’article. «Ce n’est pas faux les dettes, ce n’est pas faux la faillite. Sauf comment il l’a sorti dans son article, c’est faux.»
@sasstiktok1
Tout commence en 2019, alors que Sara, jeune salariée de 19 ans, accumule 78 000 $ de dettes sur cartes de crédit. «J’avais loadé plein de cartes de crédit parce que quand tu as 18 ans, ton crédit, il est full haut.» Incapable de rembourser, elle opte pour la faillite, une décision qu’elle regrette aujourd’hui, libérée neuf mois plus tard. Malgré cela, elle rebondit rapidement : en 2020 ou 2021, elle achète sa première maison semi-détaché à 295 000 $ via un prêteur privé, Peter Beaumune, un entrepreneur connu à Gatineau, ami de sa mère. Un an plus tard, grâce à la flambée des prix immobiliers due au COVID, elle revend avec 100 000 $ de profit.
Avec ce gain, Sara et sa sœur achètent un terrain à 80 000 $ chacun et lancent une auto-construction financée par le même prêteur privé. Mais l’emplacement isolé en campagne se révèle un fiasco : retards, surcoûts des constructeurs et une hypothèque gonflée à 600 000 $ à 12-14% d’intérêt, soit 9 100 $ par mois. «Je me suis faite fourrer sur tous les bords par les constructeurs.» Ajoutez les taxes, l’hydro et les dépenses familiales, et le total mensuel avoisine 12 000 $, rendant la situation intenable malgré de bons revenus déclarés.
Revenu Québec et Revenu Canada exigent alors 164 000 $ d’impôts impayés pour 2021-2023, plus 53% de taxes sur ses gains. «Vous m’imposez 53% sur mon revenu. Fait que mettons que je fais 200 000 par année, il m’en reste juste 100 000.» Vendre la maison ne suffit pas ; elle déclare une seconde faillite. Le syndic reprend la propriété pour Peter Beaumune (décédé depuis), effaçant 100 000 $ d’hypothèque restante. Son crédit reste impeccable pour les paiements réguliers (Vidéotron, camion).
@sasstiktok1
Prévue pour le 30 janvier 2026, sa libération est contestée par Revenu Québec, qui argue d’une faillite motivée uniquement par la dette fiscale. «Revenu Québec n’accepte pas ma libération de faillite parce qu’ils disent que j’ai fait faillite juste pour me sauver de ma dette fiscale.» Sara nie, invoquant l’hypothèque écrasante. Une audience portera bientôt sur les 160 000 $ restants. Comme elle le dit, même Donald Trump, président réélu, a fait cinq faillites : pour un entrepreneur, c’est repartir à zéro. Son histoire, entre succès OnlyFans et leçons apprises, fascine et divise au Québec.
Pour voir la vidéo de la jumelle connue au Québec.
