Un jeune gradué refuse de travailler parce qu’il dit qu’il est né « sans son consentement »

À 21 ans, un jeune diplômé est devenu malgré lui le visage d’un débat mondial explosif: peut‑on refuser de travailler au motif que l’on n’a jamais consenti à naître?

Dans une courte déclaration relayée des millions de fois sur les réseaux sociaux, il affirme que, puisqu’il n’a jamais choisi de venir au monde, ses parents ont l’obligation morale de subvenir à ses besoins toute sa vie. Cette phrase, aussi choquante que dérangeante pour certains, a transformé un simple coup de gueule en véritable phénomène viral.

Selon son raisonnement, le contrat implicite entre parents et enfant ne s’arrête pas à la majorité. Il soutient que le choix d’avoir un enfant relève exclusivement des adultes, et que l’enfant, n’ayant jamais été consulté, ne devrait pas être forcé de “payer” ce choix par des années de labeur dans un système qu’il n’a pas choisi. Il va plus loin en affirmant que l’injonction à travailler pour survivre dans une société déjà en crise serait fondamentalement injuste. Pour lui, la véritable responsabilité incombe à ceux qui ont pris la décision initiale de donner la vie.

En quelques heures, cette position radicale a fracassé l’opinion en deux camps irréconciliables. D’un côté, ses détracteurs le décrivent comme un jeune adulte capricieux, déconnecté des réalités, symbole d’une génération jugée fragile et “allergique” à l’effort. Ils rappellent qu’atteindre l’âge adulte s’accompagne inévitablement de responsabilités, peu importe les circonstances de la naissance. Pour eux, s’abriter derrière l’argument « je n’ai pas demandé à être là » est une fuite devant la vie, pas une réflexion profonde. « Grandir, c’est assumer ce que l’on n’a pas choisi », martèlent plusieurs commentateurs outrés.

De l’autre côté, certains voient dans ce discours une critique lucide et brutale de la culture du travail moderne. Ce jeune homme mettrait des mots extrêmes sur un malaise plus large: la fatigue d’une génération confrontée à la précarité, au coût de la vie qui explose et à la sensation d’être entrée dans un “jeu” dont les règles étaient fixées bien avant elle. Plusieurs internautes rapprochent sa position de l’antinatalisme, ce courant philosophique qui questionne la légitimité morale de mettre au monde un enfant dans un univers rempli de souffrances et de contraintes. « On ne devrait pas créer une vie si l’on n’est pas prêt à assumer toutes ses conséquences », résume un partisan de cette vision.

Au‑delà du buzz, cette controverse met le doigt sur des questions profondément humaines: qu’est‑ce que la responsabilité parentale? Où commence et où s’arrête le devoir envers un enfant devenu adulte? Et qu’est‑ce qu’une société doit offrir à ceux qui n’ont jamais demandé à en faire partie? Une simple phrase, lancée par un jeune gradué à bout de souffle, a suffi à forcer l’internet à se demander ce que nous nous devons vraiment les uns aux autres, entre liberté individuelle, devoir moral et droit de dire non à un système qui nous dépasse.

Mis à jour le 22 février 2026 9:46 am