Patrick Lagacé n’a pas mâché ses mots lors de son entrevue musclée avec Alexe Frédéric Migneault, la personne non-binaire au centre de la controverse du salon de coiffure Station10 à Longueuil.
Condamné à verser 500 $ par le Tribunal des droits de la personne pour discrimination liée à l’absence d’option « non-binaire » sur son formulaire de rendez-vous, le salon a vu l’affaire exploser en ondes à 98,5. L’animateur a challengé sans relâche son invitée, transformant l’échange en un débat houleux sur victimisation et empathie.
Dès les premières secondes, l’interlocuteur de Lagacé lâche : « Moi, je juge que c’est futile l’histoire du salon de coiffure, vous avez le droit de ne pas être d’accord. Ce n’est pas une forme de quérulence ? ».
Alexe Frédéric réplique avec force, défendant que ces refus répétés minent la santé mentale : « Je pense que les personnes non-binaire méritent autant d’empathie que les autres, puis de se faire dire non en répétition, à un moment donné, ça vient nous pourrir l’existence. »
Le ton monte quand Lagacé questionne le montant astronomique réclamé initialement : « Vous demandiez 12 500 $. Pouvez-vous nous détailler ce qui valait 12 500 $ ? Segmentons tout ça. »
Alexe explique calmement son congé d’invalidité et les dommages : « J’ai été en congé d’invalidité parce que ma santé mentale s’est énormément dégradée à l’époque. […] Le reste, c’était simplement pour les dommages moraux. Ça s’accumule, c’est un gros montant, mais ce sont tous des petits montants que la Cour n’a pas jugé comme étant frivolents. » Le Tribunal a finalement limité à 500 $, reconnaissant un préjudice psychologique malgré le formulaire modifié par le salon.
Lagacé pousse plus loin, insinuant une victimisation excessive : « La personne de bonne foi qui n’a pas d’animosité, d’intolérance, qui vous écoute ce matin, comment vous pensez qu’elle réagit ? Pensez-vous qu’elle est sympathique à votre cause ou elle trouve que vous êtes vraiment quelqu’un qui est dans la victimisation ? »
Alexe contre-attaque : « Non, je pense que je trace la voie pour la compréhension, pour le dialogue. C’est juste que si on me dit : Non, on va voir ailleurs, là, il faut s’attendre à ce que je réponde. »
💥 The bald "Non-Binary" activist who brought a hair salon before the Human Rights Tribunal for offering only men’s and women’s haircuts was initially seeking $12,500 in punitive and moral damages, claiming the situation harmed her mental health and forced her to take a leave… pic.twitter.com/72urEWjI8o
— Alexandra Lavoie (@ThevoiceAlexa) February 20, 2026
