Une coiffeuse québécoise populaire sur TikTok, Karine Styliste, a récemment partagé son point de vue sur l’affaire qui secoue le monde de la coiffure au Québec.
Le Tribunal des droits de la personne a condamné le salon Station10 de Longueuil à payer 500 $ à Alexe Frédéric Migneault, une personne non binaire, pour discrimination liée à l’absence d’option non genrée sur son site de réservation. Dans sa vidéo virale, Karine alerte les salons sur les risques d’amende tout en prônant l’inclusion.
Karine Styliste explique que le salon s’est retrouvé coupable parce
que son site offrait uniquement des options comme «coupe pour
homme», «coupe pour femme» ou «coupe enfant». «La personne
étant binaire, non genrée ne s’est pas reconnue là dedans et s’est
sentie discriminée. Avec raison quand même», lance-t-elle avec
franchise. Elle insiste sur l’importance, en 2026, de respecter
tout le monde : «Soyons honnêtes, je pense qu’en 2026, c’est
super important de respecter tout le monde et d’être
inclusif». Chez elle, une coupe reste une coupe de cheveux,
non genrée, peu importe le client.
La vidéo a provoqué un vif débat dans les commentaires. Comme par
exemple, GabAura s’insurge : un salon ne peut pas lister tous les
genres sur son site. D’autres, tel Lydia Veronneau, plaident pour
des tarifs basés sur le temps ou la longueur des cheveux plutôt que
le genre, une pratique déjà adoptée par plusieurs. Karine répond
qu’elle est d’accord pour l’inclusion, mais pas pour l’amende de
500 $.
Cette saga met en lumière les défis des petites entreprises face à
la Charte des droits et libertés de la personne au Québec. Le salon
Station10 avait tenté d’accommoder la plaignante en offrant des
coupes gratuites et en ajoutant une option non genrée, mais le
tribunal a jugé insuffisants ces efforts initiaux. Depuis, cette
option ne représente que 0,39% des réservations, soit moins de 80
sur 20 000.
Karine conclut en recommandant fortement aux coiffeurs de mettre à jour leurs sites pour éviter amendes et offenses : «Chez nous, une coupe c’est une coupe des cheveux, c’est des cheveux. Donc que tu sois un homme, une femme, un enfant, ça reste la même chose. C’est non genré». Son message viral invite à l’équilibre entre inclusion et bon sens, tout en taguant les amis pour sensibiliser. Cette affaire pourrait bien inspirer une vague de changements dans les salons québécois, priorisant l’accueil universel sans distinction genrée.
@karine_styliste Oui c’est important d’être inclusif, tous et chacun devraient ce sentir bien et accepté partout… Apporte les modifications nécessaires à ton site si ce n’est déjà fait 😉 Ta hair coach xxx #coiffure #binaire #hairtok #karinestylisteeducation #clientele ♬ son original – Karine Styliste
