Dans le marché locatif tendu de Montréal, une jeune femme connue sur TikTok sous le nom @malorie_lefebvre a partagé son incrédulité face à une demande pour le moins inhabituelle.
En cherchant un appartement sur Marketplace Facebook, elle contacte une propriétaire qui gère plusieurs unités. Celle-ci lui propose une visite le 17, en précisant de l’appeler avant pour des infos, mais lors du rappel, rien n’est fourni. (via PetitPetitGamin)
@malorie_lefebvre
Au lieu de détails pratiques, la propriétaire lâche : « Il faut que votre candidature soit acceptée ». Stupéfaite, Malorie réagit : « Il faut que j’envoie un CV pour visiter des appartements à cette heure ? Non ! ». La conversation, partagée en vidéo virale, met en lumière une pratique croissante où les propriétaires filtrent les visiteurs comme pour un emploi.
Ce n’est pas un cas isolé à Montréal, où le taux d’inoccupation frôle les 10% dans certains secteurs, poussant les bailleurs à sélectionner rigoureusement. Bien que la loi québécoise permette de demander nom, adresse et références d’ancien propriétaire pour vérifier solvabilité, exiger un CV complet avant visite dépasse les balises légales. Le Tribunal administratif du logement (TAL) précise que seul un examen de crédit est autorisé avec consentement, sans copies de pièces d’identité ou détails salariaux.
« Les visites doivent se faire entre 9 h et 21 h, et le locataire peut exiger la présence du propriétaire », rappelle le TAL, soulignant que l’accès doit rester raisonnable. Pourtant, avec Marketplace et Kijiji saturés, certains propriétaires imposent des dossiers préliminaires pour éviter les « no-shows », inspirés des pratiques françaises comme sous la loi ALUR. Au Québec, cela frise l’abus, car rien n’oblige à soumettre un CV pour une simple visite.
@malorie_lefebvre
Pour Malorie et d’autres chasseurs d’appart, cette anecdote viralise la frustration : entre appels sans suite et exigences excessives, la quête d’un logement vire au parcours du combattant. Des groupes Facebook regorgent de témoignages similaires, conseillant de viser les pancartes de rue ou d’envoyer d’abord références légères. En pleine crise locative, où les loyers grimpent, ces pratiques accentuent les inégalités, particulièrement pour les jeunes.
Finalement, cette histoire interpelle : les propriétaires protègent-ils leur bien ou découragent-ils les locataires sérieux ? Malorie conclut avec humour noir, invitant à partager expériences. Reste que la réglementation protège les aspirants locataires : refusez les demandes illégales et visez la transparence.
@malorie_lefebvre VIVE MONTRÉAL 😃 #helpme #apartment #montreal ♬ son original – Malo
