Une jeune influenceuse @emwebbily sur TikTok a fait le buzz en partageant une astuce controversée pour éviter de payer un loyer exorbitant.
Sans-abri par choix, elle enchaîne les rencontres sur des applications de rencontre pour dormir chez différents hommes chaque nuit, économisant ainsi des milliers de dollars. « Si t’es hot, ne paye jamais de loyer. Tu peux littéralement aller sur Hinge et rester chez différents gars gratuitement chaque nuit, et rien de mal ne m’est arrivé jusqu’à présent. »
Cette vidéo virale, vue des millions de fois, montre Emily dans un appartement luxueux, son « boyfriend du moment » dans la pièce d’à côté.
@emwebbily
Elle admet que les séjours durent rarement plus de quelques nuits, les hommes réalisant vite qu’elle les utilise pour un toit gratuit. Bien que critiquée pour son « pretty privilege » et les risques encourus, son histoire résonne dans un contexte mondial de crise du logement. Au Québec, où les loyers explosent, une telle stratégie désespérée fait réfléchir.
L’inflation au Québec persiste au-dessus de la moyenne canadienne, atteignant 3,3% en septembre 2025, tirée par les loyers et l’énergie. Les prévisions pour 2026 tablent sur une inflation autour de 2,5 à 3%, avec des pressions persistantes dues à la tarification du carbone et aux hausses locatives. « L’inflation québécoise devrait rester supérieure à la moyenne nationale jusqu’au milieu de 2026. »
Le Tribunal administratif du logement (TAL) recommande une hausse de base de 3,1% pour les loyers en 2026, la première sous la nouvelle formule simplifiée basée sur l’inflation des trois dernières années, les taxes foncières et les assurances. À Montréal, les loyers moyens pourraient grimper de 7 à 10%, passant un 3½ de 1931 $ à plus de 1985 $, alourdissant le fardeau des locataires. Les propriétaires peuvent ajouter jusqu’à 3,6% selon les dépenses, rendant les baux renouvelés dès avril 2026 encore plus salés.
Cette tactique d’Emily, bien que risquée et moralement discutable, met en lumière la précarité locative. Au Québec, la pénurie de logements et l’inflation poussent certains à des expédients, mais les experts alertent sur les dangers : exploitation, violence ou instabilité. Des annonces de « logement gratuit contre services » pullulent en ligne, ciblant les vulnérables.
@emwebbily
Face à ces hausses, les Québécois explorent colocation, sous-location ou aides gouvernementales. Pourtant, avec des loyers moyen à Montréal frôlant 2000 $ et une inflation tenace, la quête d’un toit abordable reste un casse-tête. L’histoire d’@emwebbily, aussi choquante soit-elle, interpelle : jusqu’où ira-t-on pour fuir les loyers insoutenables ?
@emwebbily I swear my lips arent purple this lighting is weird #emwebbily #rentalcrisis #prettyprivilege ♬ original sound – Emwebbily 😋
