Une enseignante québécoise a récemment partagé sa frustration sur TikTok, sous le pseudonyme @m.marineau, après que son école lui ait refusé un modeste budget de 30 $ pour un projet éducatif adoré par ses élèves.
Ce témoignage poignant met en lumière les difficultés budgétaires croissantes dans le réseau scolaire québécois, où même les petites sommes manquent cruellement.
Dans une vidéo émouvante, l’enseignante explique avoir demandé ces 30 $ pour financer la création d’un solide en 3D, un projet qu’elle mène depuis trois ans avec succès.
@m.marineau
Les élèves calculent l’aire de surface, respectent des contraintes précises et produisent un objet concret qui rend les maths vivantes. « C’est un projet qui est très, très apprécié des élèves parce que c’est quelque chose qu’ils font puis qui est enfin concret pour eux. » Ce type d’activité, comme les constructions géométriques en 3D, favorise la visualisation spatiale et l’apprentissage pratique, des atouts reconnus dans les écoles québécoises.
Mais cette année, la réponse a été claire : les enveloppes sont vides. L’école lui a suggéré d’être créative pour acheter du ruban adhésif, de la colle chaude et du papier de construction avec ses propres moyens. « Je suis supposée être créative, comment ? Puis je le sais que c’est juste 30 $, mais je paye tout le temps tout le nouveau matériel pour faire des petits jeux, les nouvelles pochettes, les bonbons à l’Halloween, la St-Valentin et ainsi de suite. »
Elle dénonce un manque d’investissement flagrant dans le système
éducatif, où les enseignants comblent les lacunes sans soutien.
@m.marineau
Ce refus s’inscrit dans un contexte plus large de compressions
budgétaires sévères pour 2025-2026. Le budget provincial n’augmente
que de 2,2%, insuffisant face aux hausses salariales, forçant des
coupes de 570 millions $ dans le réseau public – et jusqu’à un
milliard selon les estimations. Les centres de services scolaires
peinent à équilibrer leurs comptes, impactant directement les
projets pédagogiques et les services aux élèves.
L’enseignante conclut simplement : « On investit pas dans
notre système d’éducation. Puis je pense qu’il est là le
problème. »
Cette histoire symbolise le ras-le-bol des profs québécois face à
un système sous-financé. Avec des budgets aussi serrés, comment
innover en classe sans que les profs sacrifient leur poche ? Elle
invite à une réflexion urgente sur les priorités éducatives au
Québec.
@m.marineau Ça me fâche tellement de voir que l’éducation n’est pas une priorité ! 😤C’est prouvé que mettre les élèves dans des situations concrètes les aide à mieux comprendre et à apprendre. Moi, je fais les choses différemment pour qu’ils puissent s’amuser en créant des projet et je me fais refuser un budget de 30 $ ! 🥲 On doit se réinventer, mais sans budget. Ça me frustre parce que je veux un meilleur système pour mes élèves…🤦🏼♀️ Qu’en pensez-vous ? #teacher #fyp #education #budget #secondaryschool ♬ son original – Mme Marineau🇨🇦
