Polina Grace, connue du public québécois pour sa participation à Occupation Double Afrique du Sud en 2019, n’a pas hésité à partager une critique acerbe du Canada dans une vidéo récente qui fait le buzz.
Arrivée au pays à l’âge de 12 ans en provenance de Russie, la chanteuse et mannequin, aujourd’hui basée en Argentine, décrit une expérience marquée par l’hypocrisie et l’intimidation. Son témoignage personnel révèle un contraste saisissant entre l’image de politesse canadienne et une réalité qu’elle juge superficielle et blessante.
Dès son arrivée, Polina a été frappée par ce qu’elle appelle des « bullies déguisés en signaleurs de vertu ». « J’ai jamais vu autant de gens faux, hypocrites et insécures au même endroit », lance-t-elle avec franchise.
@tropicalpoli
Comparant au Canada à la Russie – un pays qu’elle ne décrit pas comme chaleureux –, elle reconnaît du moins l’honnêteté des Russes : si on ne vous aime pas, on le dit. Au Canada, au contraire, les sourires masquent une indifférence cruelle. « Salut, comment ça va ? On devrait se revoir ! », disent-ils, sans jamais donner suite, ajoute-t-elle, soulignant une fausseté omniprésente qui l’a suivie de l’école secondaire jusqu’à ses 23 ans.
L’intimidation, particulièrement des femmes d’âge moyen, a été un choc majeur pour cette immigrante est-européenne. Habituée à s’habiller avec élégance et féminité, Polina s’est retrouvée victime de rumeurs ignobles. « À l’école j’étais victime de sl*t-shaming juste parce que je m’habillais bien », confie-t-elle, atterrée par ces attaques venues de mères qui devraient savoir mieux faire.
Aucun accueil chaleureux pour la « fraîche immigrante » ; au lieu de cela, des sourires en face et des « couteaux dans le dos » une fois tourné. Cette absence de vraie convivialité démystifie pour elle le mythe de la gentillesse canadienne.
@tropicalpoli
Au cœur de ses reproches : l’absence d’identité nationale unificatrice. Contrairement aux États-Unis, où les immigrants assimilent et adoptent une fierté commune, le multiculturalisme canadien crée des enclaves isolées. « Les Russes avec les Russes, les Chinois avec les Chinois, personne ne s’unit », observe Polina.
Sans hockey, sirop d’érable ou autre symbole fort pour fédérer, la société vire à l’envie, à l’insécurité et à la peur d’offenser. Résultat : une culture de suiveurs, pas de leaders, où l’authenticité est punie. Après des années à Montréal, où elle a étudié à McGill et lancé sa carrière musicale, Polina a choisi l’exil définitif.
Aujourd’hui, forte de plus de 60 millions de streams et d’une vie artistique épanouie en Argentine, Polina ne regrette rien. Son départ marque la fin d’une ère douloureuse au Canada, pays qu’elle quitte pour de bon, en quête d’un environnement plus sincère et authentique. Son hot take résonne comme un appel à plus de vérité dans les relations humaines.
@tropicalpoli This is the cultural element … but as we know culture trickles down to politics…and that is another reason why I left 🫣 #immigrant #russian #gone #mystory #conservative ♬ original sound – Polina Grace 💘🌴
