Un étudiant au Québec exige un salaire de 30$ de l’heure car il a un secondaire 4

Récemment, une histoire publiée sur Facebook a fait beaucoup réagir. Un jeune homme du Québec a partagé son désarroi face au marché du travail.

Dans son message, il confie avoir postulé à quatre emplois sans succès, accusant les employeurs de « ne rien comprendre à la vie ». Fier de son secondaire 4 et de ses aptitudes avec les chiffres, il estime mériter un salaire d’au moins 30 $ de l’heure — refusant catégoriquement un emploi au salaire minimum.

« Il n’est pas question que je commence au salaire minimum », dit-il, avant d’ajouter qu’il veut faire une “criss de belle job” et qu’il mérite d’être payé à sa juste valeur !

Le jeune homme, se décrivant comme débrouillard, motivé et ouvert à apprendre, précise aussi vouloir travailler environ 12 heures par semaine, mais pas le samedi. Un profil audacieux, certes, mais qui a suscité un véritable débat en ligne sur le rapport des jeunes Québécois au travail, aux ambitions et aux salaires.

Sous sa publication, les commentaires n’ont pas tardé à affluer. Plusieurs internautes ont exprimé leur incrédulité, voire leur exaspération devant ce qu’ils perçoivent comme un manque de réalisme.

« À 16 ans, j’étais gérant de ferme à 9 $ de l’heure. Faut commencer quelque part ! » a écrit un utilisateur, amusé.

D’autres ont renchéri avec humour : « Ça survivrait pas une journée dans un champ ces jeunes-là ! » ou encore : « Commence en bas de l’échelle comme tout le monde, bb ! »

Quelques voix plus nuancées ont toutefois rappelé une réalité incontournable : si le jeune ne veut pas travailler pour quelqu’un d’autre, il peut toujours créer sa propre entreprise et fixer lui-même la valeur de son travail. Mais, comme le dit l’un d’eux, « dans les deux cas, tu vas devoir manger tes croûtes pour y arriver ! »

Un débat révélateur d’une génération en quête de reconnaissance

Cette publication a provoqué un mélange d’indignation et d’amusement, mais elle soulève surtout un enjeu plus large : celui des attentes salariales des jeunes et du fossé grandissant entre leurs aspirations et les réalités économiques du marché du travail. Si l’attitude du jeune peut sembler naïve, elle traduit peut‑être une volonté sincère de mieux valoriser le travail et la compétence, même sans diplôme universitaire.

Mis à jour le 3 février 2026 2:26 pm