Isabelle Maréchal pète sa coche car son épicerie lui a coûté 200$

L’animatrice et chroniqueuse bien connue Isabelle Maréchal a récemment fait lever les sourcils de plusieurs Québécois après avoir raconté son expérience à l’épicerie.

Dans son émission, elle confie avec étonnement avoir payé 200 $ pour une commande qui ne contenait même pas de viande. « Voyons donc, j’en ai eu pour 200 piastres et j’ai même pas acheté de viande ! » s’exclame-t-elle, illustrant ce que plusieurs familles ressentent chaque semaine au moment de passer à la caisse. (via PetitPetitGamin)

Isabelle Maréchal

Maréchal partage avoir profité de tous les spéciaux possibles — raisins, produits en rabais et même du saumon fumé congelé en promotion à 10 $ plutôt que 15 $ — mais malgré cela, la facture a grimpé à un niveau qu’elle juge difficilement justifiable. Son anecdote a rapidement résonné parce qu’elle met le doigt sur une réalité qui touche tout le monde au Québec : faire l’épicerie coûte de plus en plus cher.

Ce coup de gueule d’Isabelle Maréchal arrive dans un contexte où l’inflation alimentaire continue de peser lourd sur le portefeuille des Québécois. Selon Statistique Canada, les prix des produits alimentaires ont augmenté en moyenne de 5 à 7 % par année depuis 2022, et certains produits de base comme les fruits, les légumes et les produits laitiers sont les plus touchés.

En 2026, le coût moyen d’une épicerie pour une famille de quatre frôle maintenant les 17 000 $ par an, soit environ 325 $ par semaine — une hausse marquée par rapport à avant la pandémie. Même les personnes seules ressentent durement l’impact, avec des paniers moyens avoisinant les 90 à 120 $ pour quelques jours de provisions.

Isabelle Maréchal

Ce segment n’est pas qu’une simple anecdote : il reflète une frustration collective. De nombreux citoyens expriment le même désarroi face à la montée des prix. « On dirait qu’aller faire l’épicerie, c’est rendu un luxe » peut-on lire dans les commentaires qui ont suivi la sortie d’Isabelle Maréchal.

Les experts économiques soulignent que plusieurs facteurs provoquent cette flambée : le coût du transport, la rareté de la main-d’œuvre dans le secteur agroalimentaire, la hausse des intrants agricoles, et la dépendance accrue aux importations de fruits et légumes. Le moindre choc du marché international, ou même un événement climatique extrême, se répercute donc rapidement sur les tablettes d’ici.

L’indignation d’Isabelle Maréchal dépasse son cas personnel : elle donne voix à une population étouffée par le coût de la vie. « Comment font les gens ? » demandait-elle à la caissière. Une question toute simple, mais terriblement vraie, que de nombreux ménages québécois se posent eux aussi chaque semaine.

Son témoignage remet en lumière l’urgence de repenser la chaîne alimentaire, de soutenir l’achat local et de mieux encadrer les marges de profit des grandes bannières. Plus que jamais, la facture d’épicerie est devenue le baromètre du moral des Québécois.

Mis à jour le 1 février 2026 9:20 am