Dans une entrevue récente à QUB radio, l’entrepreneur bien connu Olivier Primeau, propriétaire du Beachclub et personnalité publique influente au Québec, a livré une opinion franche et réaliste sur la question de l’indépendance du Québec.
Selon lui, « il n’y aura jamais de bon moment pour devenir un pays, mais en ce moment, ce n’est définitivement pas le bon moment. »
Olivier Primeau fonde son argument principal sur la situation économique actuelle du Québec et du Canada. Pour lui, avant de penser à une éventuelle souveraineté, le Québec doit d’abord prouver sa capacité à soutenir une économie indépendante et stable. (via PetitPetitGamin)
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« Il faut d’abord protéger notre économie, prouver qu’on est capable d’avoir une économie qui roule toute seule au Québec. Et ça, on ne l’a pas encore prouvé depuis des années », affirme-t-il.
Cette déclaration fait écho aux inquiétudes de plusieurs entrepreneurs face à l’instabilité économique mondiale. La hausse du coût de la vie, les pressions inflationnistes et la dépendance du Québec envers le reste du Canada pour plusieurs secteurs stratégiques compliquent, selon Primeau, toute idée sérieuse de séparation dans le contexte actuel.
Primeau met aussi l’accent sur le rôle de la mondialisation,
qu’il décrit comme un facteur d’interdépendance incontournable.
« La mondialisation est rendue gigantesque. On est noyé
d’informations et d’économies de partout », explique-t-il.
Dans un monde où les échanges économiques, les chaînes d’approvisionnement et les ressources naturelles sont interconnectés, il estime qu’un Québec souverain devrait affronter des défis considérables pour assurer son autonomie.
Selon plusieurs économistes, la mondialisation rend effectivement la souveraineté économique beaucoup plus complexe qu’à l’époque des référendums de 1980 et 1995. L’indépendance, aujourd’hui, ne se limiterait pas à une simple séparation politique — elle demanderait aussi une refondation complète des structures financières et commerciales.
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Contrairement à d’autres figures publiques plus idéologiques, Olivier Primeau adopte une approche terre-à-terre. Il ne ferme pas la porte à la souveraineté du Québec dans l’avenir, mais insiste : « Un jour, peut-être. Mais en ce moment, c’est vraiment pas le bon moment. »
Son message rejoint une grande partie de la population qui, bien que fière de son identité québécoise, demeure préoccupée d’abord par les enjeux économiques quotidiens : l’emploi, les taxes, le logement et la viabilité des entreprises d’ici.
La prise de position d’Olivier Primeau met en lumière un débat important au sein de la société québécoise : faut-il rêver d’un pays ou se concentrer sur le renforcement du Québec à l’intérieur du Canada ? Pour l’homme d’affaires, la réponse est claire : avant de bâtir un pays, commençons par bâtir une économie forte et résiliente.
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