François Legault annonce malheureusement sa démission

Le Québec vient de vivre un véritable séisme politique alors que le premier ministre François Legault a annoncé sa démission, mettant fin à plus de sept années à la tête du gouvernement et de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Cette décision survient à quelques mois seulement des élections provinciales prévues à l’automne 2026, et ouvre immédiatement la porte à une course à la direction au sein de la CAQ.

François Legault

Une annonce choc à quelques mois des élections

François Legault a confirmé sa décision de quitter ses fonctions lors d’une conférence de presse tenue à Québec, où il a indiqué qu’il resterait en poste jusqu’à la désignation d’un nouveau chef pour la CAQ. Cette annonce arrive alors que des sources parlementaires et médiatiques laissaient filtrer depuis ce matin qu’il s’apprêtait à tourner la page sur sa carrière politique provinciale. Plusieurs observateurs soulignent le caractère soudain de ce point de presse convoqué en fin d’avant‑matinée, qui a pris de court une bonne partie de la classe politique.

Un premier ministre affaibli par les sondages

Depuis plusieurs mois, la popularité de François Legault et de la CAQ était en chute marquée, la formation se retrouvant derrière le Parti québécois et le Parti libéral du Québec dans les intentions de vote. L’usure du pouvoir, la gestion de dossiers sensibles comme le déficit croissant, les controverses dans des organismes publics et des négociations tendues avec certains groupes professionnels ont fragilisé son gouvernement. Dans ce contexte, sa démission est perçue par plusieurs analystes comme une tentative de donner un nouveau souffle au parti avant le scrutin d’octobre 2026.

Le legs politique de François Legault

Cofondateur d’Air Transat et comptable de formation, François Legault s’est d’abord lancé en politique avec le Parti québécois à la fin des années 1990, avant de fonder la Coalition avenir Québec en 2011. Sous sa direction, la CAQ a remporté le pouvoir en 2018, puis a été réélue avec une imposante majorité de 90 sièges en 2022, redessinant profondément le paysage politique québécois. Plusieurs politologues estiment qu’il a durablement brisé l’alternance traditionnelle entre libéraux et péquistes, en installant une nouvelle force nationaliste au centre de l’échiquier.

Une transition délicate pour la CAQ et pour le Québec

La démission de François Legault déclenche immédiatement une course à la chefferie qui devra être menée tambour battant, la CAQ se retrouvant forcée de choisir un nouveau visage pour mener la campagne de l’automne. Le premier ministre sortant demeurera à la barre du gouvernement jusqu’à l’élection de son successeur, une période de transition qui s’annonce délicate alors que plusieurs dossiers budgétaires et économiques majeurs sont toujours en suspens. Comme le résume un observateur politique, le prochain chef de la CAQ héritera d’un parti encore puissant à l’Assemblée nationale, mais fragilisé dans l’opinion publique.

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Un moment chargé d’émotion pour les Québécois

Pour de nombreux citoyens, cette annonce provoque un mélange de surprise, de soulagement et de tristesse, selon leurs affinités politiques et leur lecture du bilan des dernières années. L’homme qui a dominé la scène politique québécoise pendant plus d’une décennie quitte la lumière en laissant derrière lui un héritage complexe, fait de promesses tenues, de controverses et de profondes transformations institutionnelles. Comme l’a résumé un commentateur, la page Legault se tourne, mais les effets de son passage à la tête du Québec se feront sentir encore longtemps.

Mis à jour le 14 janvier 2026 11:31 am