Luc Poirier, célèbre collectionneur québécois de Ferrari, n’hésite pas à dévoiler les coûts exorbitants liés à sa passion pour les bolides italiens.
Lors d’un entretien récent avec Antoine Joubert, il révèle payer
environ deux à trois millions de dollars par année en TPS, TVQ,
taxes de luxe et plaques d’immatriculation pour ses voitures. Cette
déclaration souligne l’ampleur de sa collection, évaluée autour de
100 millions de dollars canadiens, un trésor roulant qui fait
saliver les amateurs d’automobile au Québec.
@antoinejoubertchroniqueurauto
Dans son entrepôt légendaire, Luc Poirier abrite une
impressionnante flotte de Ferrari, toutes immatriculées à son nom
personnel. Les frais annuels pour l’assurance, l’immatriculation et
l’entretien s’élèvent à près de 400 000 $ par année, sans compter
les entretiens exceptionnels comme celui de sa F50 qui a coûté 550
000 $ en pneus et autres pièces. « Tous les frais là, à peu
près 400 000 par année à peu près. Tous les frais pour assurer,
immatriculer, entretenir les véhicules », explique-t-il.
La valeur de cette collection a explosé, passant de rêves
d’adolescent à un portefeuille de plus de 50 millions $ en 2024,
pour atteindre 100 millions $ récemment. Parmi les joyaux, une
Daytona SP3 2025 acquise pour 2,2 millions $, une SF90 XX Stradale
valant le double de son prix d’achat, et des classiques comme la
Testarossa 1991 estimée à 750 000-800 000 $ canadiens. Ces
investissements se révèlent rentables, certaines Ferrari prenant
jusqu’à 30% de valeur par an, surpassant largement les intérêts de
ses prêts d’environ 25 millions $.
@antoinejoubertchroniqueurauto
La taxe de luxe sur l’achat d’une Ferrari comme la Testarossa atteint 250 000 $ US, un montant qui s’accumule avec les plaques personnelles coûtant des dizaines de milliers par véhicule. « La taxe de luxe de cette voiture là, c’est ta Testarossa… Ça n’a aucun bon sens, là. Bien, je l’ai payé. En fait, je paie beaucoup en plaque puis en taxe de luxe au gouvernement », confie Luc Poirier à Antoine Joubert. Au Québec, ces taxes sur les supercars de luxe pèsent lourd, représentant 1% de la valeur pour les plaques annuelles sur des modèles comme la Daytona SP3.
Malgré ces dépenses astronomiques, Poirier assume avec humour : « Du Québec te remercie », lance Joubert, soulignant le généreux apport fiscal du collectionneur. Ses dettes, financées à 7% d’intérêt, génèrent même 3,6 millions $ annuels en intérêts seuls, mais les hausses de valeur compensent largement.
L’entretien des Ferrari rime avec extravagance : pneus en caoutchouc spécial pour la F50 à 550 000 $, ou révisions chez Ferrari à 400 $ l’heure. Poirier priorise les modèles limités pour accéder aux éditions collector, comme la 296 GTS à 580 000 $ taxes incluses, qui déprécie vite mais ouvre des portes exclusives. Sa stratégie ? Échanger les modèles transitoires contre des raretés qui apprécient, transformant passion en business rentable.
@antoinejoubertchroniqueurauto
Cette collection, la plus grande au Canada, évolue sans cesse avec des ajouts comme la Purosangue pour usage quotidien. Elle incarne le rêve automobile québécois, tout en contribuant massivement aux coffres de l’État via taxes et immatriculations.
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