En 2026, de plus en plus de Québécois expriment leur découragement face à la flambée des prix des maisons.
Ce n’est plus un secret : même avec deux bons salaires, devenir propriétaire semble aujourd’hui presque irréaliste. C’est exactement ce que raconte un homme sur les réseaux sociaux après une simple promenade dans un quartier à quarante minutes de Montréal : des maisons à 500 000 $, parfois plus, et un rêve de propriété qui s’éloigne un peu plus à chaque hausse de taux.
Avec sa conjointe, il gagne environ 110 000 $ par année et possède une mise de fonds de 50 000 $. Pourtant, selon ses calculs, même une maison de 400 000 $ représenterait un coût mensuel de plus de 3 200 $. « Sur un salaire de 55 000 $, c’est 67 % de ton revenu juste pour le toit sur ta tête », explique-t-il. Difficile, donc, d’imaginer une famille avec enfants, auto, et dépenses quotidiennes dans ces conditions.
Pour respirer un peu — sans avoir l’impression de vivre à la cenne près —, il faudrait, estime-t-il, viser une maison autour de 250 000 $. Or, en 2026, ce type de propriété est devenu rarissime au Québec, même loin des grands centres.
Ce témoignage illustre un malaise collectif : celui d’une génération qui a fait « tout comme il faut » mais qui se sent malgré tout exclue du marché immobilier. « Je comprends juste pas comment les gens font », conclut-il, exprimant une question que bien des couples au Québec se posent eux aussi : comment espérer acheter une maison sans s’endetter jusqu’au cou, quand les prix et les taux battent des records ?
