Un étudiant de 16 ans au Québec chiale car il ne se fait pas payer 25$ de l’heure

Selon le statut publié sur une page locale de type « Spotted » à Lévis, le jeune explique qu’à 16 ans, travailler au salaire minimum serait injuste, même sans expérience, et qu’il « mérite » un plancher d’au moins 25 $ de l’heure pour pouvoir profiter de la vie et « avoir du fun ».

Il met de l’avant le coût élevé de la vie et le fait que les employeurs ne sont pas les seuls à avoir droit à une entreprise rentable : pour lui, les travailleurs ont droit au bonheur, aux sorties et à une qualité de vie décente. Cette façon de présenter le travail comme un moyen d’acheter du loisir avant même d’avoir mis un pied solide sur le marché choque plusieurs commentateurs plus âgés.

Voici la traduction et correction pour qu’on comprenne bien le message:

Spotted à l’employeur de Lévis qui nous offre un salaire minimum pour du travail uniquement car on a 16 ans et pas d’experience… ça ne veut pas dire qu’on ne mérite pas un salaire respectueux comme 25$ de l’heure en montant…

Le cout de la vie est difficile et pas juste pour vos entreprise mais pour les travailleurs aussi on a droit d’être heureux et se payer des sorties et avoir du fun…

Dans les commentaires, de nombreux adultes rappellent qu’à 16 ans, la grande majorité a commencé « en bas de l’échelle », souvent au salaire minimum, en accumulant les heures et les expériences avant de prétendre à des salaires plus élevés. Plusieurs insistent sur l’importance d’apprendre un métier, de retourner à l’école ou d’obtenir des attestations professionnelles pour viser éventuellement les fameux 25 $ de l’heure et plus. « Va à l’école, apprends un métier, fais ton temps, montre ta vaillance », résume en substance un intervenant, reflétant une mentalité traditionnelle de mérite par l’effort et la patience. Pour eux, le problème n’est pas tant le rêve d’un bon salaire que l’idée de l’exiger immédiatement, sans formation ni expérience.

D’autres commentaires prennent un ton franchement moqueur, parlant d’une jeunesse qui veut « tout avoir tout de suite, sans effort », et suggérant ironiquement le retour du service militaire obligatoire pour inculquer discipline et éthique de travail. On y sent une exaspération devant ce qui est perçu comme un manque de réalisme face au marché du travail, où les postes non qualifiés demeurent généralement proches du salaire minimum, même dans un contexte de rareté de main-d’œuvre. Plusieurs rappellent que même avec des études collégiales ou universitaires, certains peinent à dépasser ce seuil tout en assumant famille, hypothèque et factures.

Au fond, ce statut viral agit comme un miroir d’une génération qui grandit dans un contexte d’inflation, de loyers hors de prix et de discours constant sur la « valeur de soi » et les « jobs de rêve ». Les adultes, eux, lisent cette revendication comme un refus des réalités de base : commencer petit, apprendre, se tromper et grimper un échelon à la fois. Entre un adolescent qui veut 25 $ de l’heure pour se payer des sorties et des travailleurs d’expérience qui rappellent qu’ils ont longtemps trimé pour atteindre ce niveau, le débat n’est pas près de s’éteindre, mais il soulève une question bien réelle : quel avenir salarial attend les jeunes qui entrent aujourd’hui sur le marché du travail au Québec ?

Mis à jour le 6 janvier 2026 10:10 am