Un jeune employé de Walmart à Joliette pensait avoir déjà tout vu dans ses quarts de soir… jusqu’au jour où une cliente a littéralement décidé de « déposer » son enfant entre deux tablettes, comme s’il s’agissait d’un panier d’aubaines.
Dans un contexte où les commerces sont déjà à bout de souffle,
avec un manque de personnel et une pression constante sur les
employés, cette scène surréaliste met en lumière le manque de
respect que subissent trop souvent les travailleurs de première
ligne. Cette histoire, racontée par un employé qui travaille
environ 25 heures semaine pour payer ses études, commence comme un
simple quart de travail et se transforme en véritable leçon sur les
limites à ne pas franchir, autant du côté des clients que de celui
des employeurs.
Au cœur de cette anecdote, il y a un jeune employé, débordé mais professionnel, qui se retrouve soudainement avec un enfant en pleurs sur les bras parce qu’une mère exaspérée a décidé que « ce serait sa job » de le garder. La scène est absurde, presque digne d’un sketch, mais elle illustre une réalité bien concrète: certains clients considèrent les employés comme des domestiques ou des gardiens à disposition, sans se soucier des règles, de la sécurité ou tout simplement du gros bon sens. En refusant calmement de prendre la responsabilité de l’enfant et en annonçant qu’il l’amènerait plutôt au service à la clientèle, l’employé trace une ligne claire entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, tout en protégeant le petit qui ne demande qu’à être pris en charge correctement. «Un uniforme, ce n’est pas une laisse: ça ne donne à personne le droit de traiter un employé comme un esclave.»
La tournure finale, alors que le gérant intervient, confirme à
quel point cette situation a dépassé toutes les limites. Non
seulement le supérieur appuie son employé, mais il applique aussi
la seule logique possible: considérer l’enfant comme « perdu » et
expulser la mère qui a abandonné son propre fils au milieu d’un
magasin. Cette conclusion envoie un message fort à tous ceux qui
liront ce récit: les employés ont des droits, les enfants ont
besoin de protection et certains comportements ne seront tout
simplement plus tolérés dans les commerces du Québec. Pour
l’employé, cette journée restera gravée comme l’une des plus
irréelles de sa jeune carrière; pour les lecteurs, c’est l’occasion
de réfléchir à la façon dont ils traitent les gens qui travaillent
dans les magasins qu’ils fréquentent chaque semaine. «Le
respect, ce n’est pas un service qu’on demande au comptoir, c’est
la base de toute interaction humaine.»
