Un homme ramasse tous les boss qui se plaignent constamment de leurs employés

Un homme a enflammé les réseaux sociaux avec une réplique cinglante aux patrons qui pleurnichent sur la pénurie de main-d’œuvre.

Face à ces lamentations récurrentes du genre « Personne ne veut travailler, notre chiffre d’affaires est terrible », il démonte point par point l’hypocrisie des employeurs. Son message viral, partagé des milliers de fois, met le doigt sur les vraies raisons du malaise au travail, dans un Québec où le marché du travail bouillonne depuis des années.

L’homme commence par l’essentiel : les augmentations salariales. « Est-ce que vous avez donné des augmentations supérieures à 7% (le taux d’inflation) pour que vos employés puissent vivre et suivre le coût de la vie ? », lance-t-il. La réponse type des boss ? « Non ». Pendant ce temps, les hausses de prix alimentaires et immobiliers au Québec grimpent, rendant la vie quotidienne intenable pour les travailleurs. « Les employés ne demandent pas la lune, juste un salaire qui suit l’inflation », pourrait-on résumer son argument, soulignant comment ces patrons préfèrent rogner sur les bas salaires plutôt que d’ajuster équitablement.

Pire encore, ces mêmes employeurs accordent des bonus juteux aux cadres supérieurs. « Est-ce que vous avez donné des augmentations et des bonus à des exécutifs de compagnies ? Plus à eux qu’à vos employés ? », interroge l’internaute. Réponse : « Oui… mais… ». Il dénonce aussi la demande implicite de remplacer les départs sans moyens supplémentaires, forçant les équipes à « faire plus avec moins ». Au Québec, où les PME peinent à retenir leurs talents, cette surcharge mène à l’épuisement généralisé, aggravé par les coupes budgétaires en formation.

L’attaque se poursuit sur les pratiques toxiques : outils numériques pour espionner les télétravailleurs, menaces de réduction salariale pour ceux qui déménagent, ou encore forcer le retour au bureau malgré les craintes sécuritaires. « Avez-vous demandé à vos employés de faire PLUS avec MOINS ? Comme chaque année… », raille-t-il. Selon lui, ces boss ont rendu le boulot invivable, expliquant pourquoi les gens fuient. « J’ai l’impression que les gens veulent travailler… mais que vous avez fait en sorte qu’il ne soit pas agréable de travailler pour vous. »

Ce texte percutant rappelle que la « grande démission » n’est pas un caprice, mais une réaction à des employeurs déconnectés. Au Québec, avec un chômage bas et une inflation persistante, les travailleurs exigent du respect : salaires décents, flexibilité et transparence. Les patrons qui se plaignent devraient d’abord se regarder dans le miroir. Ce manifeste viral pousse à une réflexion collective pour revitaliser l’emploi sans burnout.

Mis à jour le 30 Décembre 2025 11:18 am