Au Québec, une capture de conversation Tinder fait actuellement beaucoup réagir, parce qu’elle illustre à quel point certaines attentes en matière de « first date » peuvent devenir complètement démesurées.
Tout commence pourtant de façon très simple : le gars propose des idées de sortie accessibles et plutôt mignonnes pour un premier rendez-vous à Montréal. Marcher au Vieux-Port avec une queue de castor, rando au Mont‑Royal, café sur Sainte‑Catherine ou visite du Marché Jean‑Talon; bref, des activités relax, parfaites pour apprendre à connaître quelqu’un sans pression.
La réaction de la fille tombe comme une douche froide. Elle
l’accuse de « niaiser », lui souhaite bonne chance et l’invite
carrément à « apprendre à parler aux femmes ou baisser ses
standards », tout ça parce qu’il n’a pas proposé directement un
resto plus chic dès la première rencontre. L’homme, surpris mais
respectueux, essaie de comprendre ce qu’il a fait de mal, en
rappelant qu’il vient de Trois‑Rivières et qu’il tente simplement
de trouver quelque chose de sympathique à faire à Montréal.
C’est là que la discussion bascule dans le registre de la princesse
moderne. La fille explique qu’« une fille comme elle » ne se
laissera jamais « piéger » par ce genre de sorties et que ses
photos et son look devraient suffire à faire comprendre ce qu’elle
« vaut dans la vie ». Elle termine en affirmant qu’une fille comme
elle « mérite un resto au first date, point final », ajoutant que
ce n’est pas à elle d’expliquer à un homme comment traiter une
femme, mais « la job de ses parents ».
Si cette conversation choque et amuse en même temps, c’est
qu’elle met en lumière un clash entre deux visions des relations.
D’un côté, un gars poli qui propose des activités simples mais
sincères; de l’autre, une femme persuadée qu’un premier rendez‑vous
doit automatiquement rimer avec resto et traitement grand luxe.
